<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821</id><updated>2011-04-21T21:30:20.501+02:00</updated><title type='text'>thierry.mandon</title><subtitle type='html'>Humeurs,réactions,interventions.
"Si je ne suis pas pour moi,qui le sera. Si je ne suis que pour moi, qui suis-je?"</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>29</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-116194571755813515</id><published>2006-10-27T12:40:00.000+02:00</published><updated>2006-10-27T12:41:57.570+02:00</updated><title type='text'>Fermeture</title><content type='html'>Bonjour,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce blog va fermer dans les prochains jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez désormais me retrouver sur mon site : &lt;br /&gt;http://www.thierrymandon.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À très bientôt&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-116194571755813515?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/116194571755813515/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=116194571755813515' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/116194571755813515'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/116194571755813515'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2006/10/fermeture.html' title='Fermeture'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-115574546648796416</id><published>2006-08-16T18:23:00.000+02:00</published><updated>2006-08-16T18:24:26.706+02:00</updated><title type='text'>L'union contre les stratégies d'éléphants</title><content type='html'>“On a perdu Arnaud», déplore Michel Charzat ( Libération du 4 août), député et animateur fabiusien de Paris, en se découvrant tardivement favorable aux combats d'Arnaud Montebourg, qu'il s'agisse de la VIe République, du combat contre les prudences social-démocrates, de la lutte contre les dérives du capitalisme financier ou de la République européenne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe après tout qu'à chaque congrès socialiste, depuis le funeste 21 avril 2002, il ait fallu batailler pour faire avancer ces idées neuves dans un parti qu'un rien de nouveauté effraie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe que les éplorés d'aujourd'hui ont systématiquement privilégié le confort majoritaire aux risques du renouvellement du logiciel de la gauche. &lt;br /&gt;Il faut préférer les conversions tardives aux remords impossibles; et les larmes, fussent-elles de crocodile, aux déchirements violents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'à quelques mois d'élections décisives pour le pays Arnaud Montebourg s'est déclaré prêt à travailler durablement avec Ségolène Royal pour renforcer les chances de victoire de la gauche, voilà son patrimoine idéologique enfin déclaré bien collectif, mais sa démarche vilipendée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un parti qui prétend préparer le retour de la gauche en multipliant en son sein les candidatures à la candidature  ce qu'il reproche au même moment à ses partenaires de gauche , le conformisme aurait voulu qu'on comptât un candidat de plus. En préférant l'alliance à l'autopromotion, Arnaud Montebourg fait preuve d'originalité et de courage. Sur la base des idées qu'il a défendues contre vents, marées et courants depuis quatre ans, les seules qui aient réellement fait bouger les lignes au Parti socialiste, il a ouvert la perspective d'un travail de fond avec Ségolène Royal avant même que la désignation ne soit jouée. C'est beaucoup trop d'un seul coup pour ses détracteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si elle veut gagner les prochaines élections, la gauche devrait méditer les perspectives ouvertes par l'éventuelle alliance des rénovateurs avec Ségolène Royal. La gauche veut la rénovation par l'émergence d'équipes nouvelles attachées à la constance de leur choix et de leurs combats. Elle ne veut plus du retour du gouvernement des éléphants façon 2002. Cette aspiration est si forte qu'elle constitue la motivation principale de l'adhésion de 100 000 nouveaux militants au Parti socialiste ces derniers mois. Tout retour en arrière serait lourdement sanctionné. Il apparaîtrait comme le résultat d'une manoeuvre d'appareil entravant une perspective de renouveau trop longtemps attendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que reste-t-il pour instruire le procès en illégitimité de telle ou tel candidat ? Le rejet de la démocratie d'opinion ? Curieux pléonasme ! Outre que l'on ne voit pas ce que serait une démocratie qui ne serait pas d'opinion, on ne connaît pas un candidat à la présidentielle qui recherche l'impopularité et se dispense de s'adresser aux citoyens, à tous les citoyens et non à une élite éclairée. Parfois cela fonctionne, parfois pas. Toute cruelle qu'elle soit, c'est la règle. Encore faut-il accepter la démocratie moderne et chercher à inventer les formes nouvelles d'un débat ou les situations acquises ne le sont jamais définitivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste alors l'essentiel pour différencier entre eux les postulants, à gauche : leur capacité à être audibles auprès des couches populaires trop longtemps délaissées. Reconnaissons, pour nous en réjouir, que, au moment ou cette reconquête est essentielle à une dynamique de victoire  on se souvient de 2002 , il est une candidature qui réussit par elle-même là où les socialistes ont échoué depuis trop longtemps. S'il fallait une seule raison de se proposer d'aider Ségolène Royal, ce serait celle-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore faudra-t-il que soient précisées certaines orientations pour transformer les attentes en confiance  c'est vrai pour tous les postulants , que soient dépassées les fractures à gauche nées du référendum sur la Constitution européenne avant que finalement les militants, et eux seuls, ne choisissent. Mais, pour que cette nouvelle donne politique soit élaborée à partir du projet socialiste voté par tous, il faudra dire clairement ce que sera le prochain quinquennat : réinstaller dans l'économie un ordre public plus juste et plus protecteur, approfondir la démocratie, relancer l'Europe politique, bâtir la régulation sociale et environnementale d'une mondialisation débridée. Le partenariat des rénovateurs est possible face aux risques de la coalition des éléphants. N'y perdent que ceux qui espéraient une gauche paralysée par la gestion de ses rivalités.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-115574546648796416?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/115574546648796416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=115574546648796416' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/115574546648796416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/115574546648796416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2006/08/lunion-contre-les-stratgies-dlphants.html' title='L&apos;union contre les stratégies d&apos;éléphants'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-114829422649691815</id><published>2006-05-22T12:35:00.000+02:00</published><updated>2006-05-22T14:23:39.833+02:00</updated><title type='text'>"Menaces sur les libertés publiques - Le danger Sarkozy"</title><content type='html'>Introduction à la journée de travail du 13 mai 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers Camarades, Chers amis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais d’abord vous remercier d’être ici, si nombreux, un samedi après-midi de manifestations dans Paris ; Votre chaleureuse présence et attention nous encouragent a poursuivre dans la voie que nous avons choisie : Celle de l’exigence dans le débat d’idées de la volonté dans l’action et de la détermination a rénover un parti socialiste qui en a vraiment besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi avons-nous choisi, quelques semaines après notre 1er atelier démocratique « Avoir 30 ans » de consacrer une journée de travail aux menaces sur les libertés publiques ? Il n’est pas nécessaire de souligner combien ce thème s’est imposé à nous quelques heures après le vote de la loi sur l’immigration et en plein marasme de l’affaire Clearstream. Depuis quelques années déjà, règne dans notre pays une odeur malsaine de ségrégation et de libertés prises avec l’état de droit. Mais ces dernières semaines ont donné une ampleur toute particulière à la dérive sécuritaire et xénophobe de ce pouvoir chancelant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Régression des droits de la défense, pouvoir du siège face au parquet, de la police face aux magistrats, militarisation de l’emploi des forces de police dans les quartiers : rien ne résiste à la spirale sécuritaire, tandis que la xénophobie se développe sous l’effet de mesures toujours plus discriminatoires contre les étrangers et l’amalgame entretenu immigration / insécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I. De nombreux actes législatifs ou administratifs traduisent ces restrictions de plus en plus fortes aux libertés publiques sous pression sécuritariste et xénophobe :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière de justice, on a vu apparaître, en novembre 2005, au moment des émeutes, une véritable machine à punir : Des chambres de comparution immédiate qui fonctionnent nuit et jour, des instructions d’extrême fermeté du Garde des sceaux, des magistrats du parquet qui décident des poursuites dans les locaux même de la police, des peines très lourdes pour des faits somme toute peu graves (3 mois fermes pour avoir montré ses fesses à un CRS). Dans le même ordre, les droits du justiciable sont de plus en plus menacés : les frais de justice (enquêtes, expertises) sont en baisse de 40% tandis que le secret professionnel des avocats fait l’objet de nombreuses remises en cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière de réforme du droit de l’asile politique, les restrictions sont elles aussi en forte progression. La réforme 2003 oblige le réfugié a déposer dans les 3 mois son dossier de demande avec une attestation d’accueil en bonne et due forme - ce qui relevé du quasi impossible –. La liste des pays dits « surs », pour lesquels la demande d’asile politique est irrecevable a été élargie (y sont rentrés la Mongolie, le Ghana et l’Ukraine… notamment). L’ensemble de ces réformes a valu à la France une remarque de la Commission Européenne pour non respect de la directive européenne sur les conditions d’accueil des demandeurs d’asile (inéquitable et discriminatoire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est des sans papiers, au plan législatif et administratif, les menaces sont plus nettes encore : pour la 1ère fois, un objectif chiffré de reconduite à la frontière a été adressé aux Préfets (23000). Le décret du 28/07/05 réformant l’aide médicale a quasiment fait disparaître ce dispositif, avec les conséquences sanitaires que l’on peut imaginer pour des populations précaires. Quant à la loi sur l’immigration qui vient d’être adoptée en 1ère lecture, elle fera tout à l’heure l’objet d’un débat animé par Christophe Careche, député de Paris. Signalons d’ores et déjà qu’elle repose sur une suspicion de principe portant sur tout étranger, comme en atteste la quasi impossibilité de regroupement familial, et qu’elle interdira de fait toute régularisation de situation des sans papiers quand bien même ils vivraient en France depuis très longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le domaine de sécurité, enfin, les violations des libertés publiques sont désormais quotidiennes. La loi sur la récidive du 13 décembre 2005 organise un système de surveillance très large des condamnés pour certaines peines quand bien même ils auraient purgé leur sanction (bracelets électroniques…). La ligue des droits de l’homme, dont il convient de saluer vivement le travail, fait état d’un nombre de plaintes sans précédents adressées à sa commission en charge des relations police-justice-citoyen. Même les rappeurs font l’objet de menaces législatives quand leurs textes déplaisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II. Ces menaces sur les libertés publiques, et d’ailleurs se sont parfois beaucoup plus que des menaces, ne sont bien sûr pas le fait de problèmes objectifs qu’il conviendrait de régler. Elles sont d’abord et avant tout le résultat d’une situation politique, d’une conjoncture dans laquelle la puissance du Front national et son ancrage durable dans la société française gêne les projets présidentiels des candidats de droite à la succession de Jacques Chirac et d’abord, avant tout, les projets de candidature personnelle de Nicolas Sarkosy, Ministre de l’intérieur pour convenance personnelle puisqu’il n’a accepté de réoccuper cette fonction dans le gouvernement Villepin que pour gérer – de son propre aveu – ses affaires et non celles de la France. Les pressions, agissements et déclarations du Ministre de l’intérieur sont le facteur explicatif premier des dérives en matière de libertés publiques, d’où notre choix, dans cette journée de traiter au même plan les menaces sur les libertés publiques et le danger Sarkozy – là encore, les exemples sont nombreux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il y a d’abord la mise en scène organisée de la gestion policière des quartiers et de la soumission du social aux exigences présumées de la sécurité à tout prix. La proclamation de l’état d’urgence pour les banlieues, la médiatisation des interventions policières dans les quartiers, la violence de la réponse judiciaire et le caractère expéditif des procédures en forme les plus éclatantes démonstrations. A cela s’ajoute les actes de suppression des aides familiales au risque d’aggraver la précarité sociale des familles des quartiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En matière d’expulsion des étrangers, le rôle de Nicolas Sarkozy est tout aussi évident. Non seulement des objectifs chiffrés sont adressés aux Préfets, mais la politique de reconduite de force des étrangers chez eux, alors qu’ils n’y ont plus aucun avenir, ne s’embarrasse plus de précautions. Des enfants scolarisés en primaire ou au collège sont victimes d’expulsion, des familles solidaires doivent aujourd’hui organiser la cachette de ces enfants. Certains rescapés de l’incendie des squats parisiens de 2005 ont été placés en centre de rétention. Alors que l’expulsion des enfants nés en France est impossible, certains centres de rétention sont pourtant équipés de chambres familiales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il y a enfin les pressions langagières permanentes du Ministre de l’intérieur, qui visent à crée un climat favorable a des décisions toujours plus restrictives, a flatter l’électorat Front national et a encourager au quotidien les pratiques administratives les plus restrictives : Des quartiers « passés au Karscher », des déclarations « la France aimez la ou quittez la » de la condamnation « du laxisme des juges » aux menaces contre les rappeurs qui véhiculent « la haine et l’appel à la violence », les exemples sont  nombreux et incessants. Ils signent de la main de leur initiateur principal l’ampleur des dérives sur les libertés publiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III. Pour la gauche, pour sa rénovation, le travail que nous engageons cet après-midi est essentiel pour plusieurs raisons :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, parce que, sur ce sujet, notamment, la doctrine du parti reste particulièrement incertaine : Qu’il s’agisse de sécurité, d’immigration, de réforme de la justice, quelles sont nos propositions. Sommes-nous d’accord ? Avons-nous une ligne claire ? Poser ces questions c’est déjà un peu y répondre. Nous souhaitons pourvoir contribuer au travail collectif d’élaboration. Des positions claires nous permettons de retrouver de la crédibilité en ces domaines importants pour l’opinion et de beaucoup mieux remplir notre rôle d’opposant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite parce que la tradition dans notre parti est beaucoup plus sociale que sociétale. Quand il s’agit d’emploi, de salaires, de droits sociaux, nous nous sentons à l’aise. Mais dès qu’il s’agit d’identifier les aspirations de la société, les règles du vivre ensemble, nous relativisons. Il est pourtant essentiel aujourd’hui, dans nos sociétés dissociées d’individus autonomes,  de mettre sur le même plan doctrine sociale et projet sociétal. C’est notre conception de la rénovation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, parce que la réponse que nous apporterons à ces sujets traduit mieux que tout la conception même que nous avons de la vie politique : Dans ces domaines des libertés publiques, tout est-il négociable ? Les compromis sont-ils possibles ? Où au contraire, considérons-nous qu’il y a des valeurs non négociables ? Qu’on peut se battre sur certains principes y compris contre l’air du temps ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l’aurez compris, c’est ce dernier héritage que nous revendiquons. Celui qui vit François Mitterrand abolir contre l’opinion majoritaire la peine de mort. Celui qui vit quelques courageux se mobiliser contre la torture en Algérie, voir même quelques résistants avant l’heure refuser les pleins pouvoirs à Pétain en 1939.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Défendre coûte que coûte les principes républicains pour refonder à partir de là notre République. C’est notre projet ; c’est notre programme pour cet après-midi. Merci à ceux et à celles qui, en ayant accepté d’intervenir à nos côtés nous encouragent dans cette tache.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-114829422649691815?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/114829422649691815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=114829422649691815' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/114829422649691815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/114829422649691815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2006/05/menaces-sur-les-liberts-publiques-le.html' title='&quot;Menaces sur les libertés publiques - Le danger Sarkozy&quot;'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-114422594409270317</id><published>2006-04-05T10:30:00.000+02:00</published><updated>2006-04-05T10:48:15.186+02:00</updated><title type='text'>Après la carambouille</title><content type='html'>Record d’audience battu vendredi soir pour l’intervention de Jacques CHIRAC qui finalement, n’aura rajouté qu’un peu plus de trouble à la crise. Plus la pensée présidentielle est vide, plus elle fait le plein. L’attirance du pays pour le vertige probablement. Reconnaissons au moins au Président un savoir faire extraordinaire en matière de carambouille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours plus tard, après que soit dissipé le rideau de fumée présidentiel, la réalité apparaît désormais clairement : Le C.P.E promulgué – suspendu a vécu dans sa formule initiale. Il sera modifié par initiative parlementaire tandis que le 1er Ministre, désavoué profondément, devra assister au rattrapage de ses erreurs par les groupes parlementaires de la majorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise a-t-elle pour autant trouvé son issue ? A plusieurs titres, on peut en douter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le problème n’est plus désormais le seul C.P.E. Plusieurs semaines de protestation des jeunes et des salariés ont donné une dimension nouvelle au mouvement social. La puissance des mobilisations et leur durée ne se résument plus à la protestation contre un nouveau dispositif destiné aux jeunes. Est désormais en cause la place de la jeunesse dans une société qui semble ne leur offrir pour seule perspective que la précarité et la déqualification sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retirer le C.P.E n’est plus un objectif : C’est devenu un préalable. Préalable à quoi ? A redéfinir un projet global pour la place des jeunes dans notre société. Cette interrogation n’est pas destinée au seul gouvernement DE VILLEPIN – ou à ce qu’il en reste. Elle s’adresse pour aujourd’hui et pour les mois qui viennent à l’ensemble des dirigeants de ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le cri de colère des banlieues en novembre dernier, le mouvement massif de quasi révolte des jeunes aujourd’hui oblige désormais les dirigeants politiques à redéfinir profondément les tenues d’un nouveau contrat social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Confronté aux exigences d’une compétition éco mondiale qui exige plus de souplesse et de rapidité d’adaptation, notre « modèle social » doit être profondément réformé. Peut on continuer à faire porter durablement les efforts sur les plus jeunes, sous payés dans des sous statuts professionnels, et sur les salariés les plus âgés, sommés de prendre une préretraite au plus tôt, pour consolider le statut du noyau central des salariés ? Poser la question c’est y répondre. Un nouveau contrat social devra répartir équitablement les risques et les opportunités entre les générations ; Il devra offrir de nouvelles garanties à des salariés beaucoup plus exposés aux changements brutaux dans leur activité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cela, ni Jacques CHIRAC, ni DE VILLEPIN, ni l’U.M.P ne parlent et n’entendent parler – Le « Grenelle social » un temps évoqué rejoint la longue liste des intentions sociales éphémères du Président. Il n’y aura pourtant pas de solution durable aux angoisses des jeunes sans cette vision globale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre hypothèque lourde sur l’issue de la crise tient au délabrement de notre système politique. On ne compte plus les preuves de ce quasi effondrement (cf blog précédent : Autisme et Institution). Chaque nouvelle semaine de conflit ajoute, s’il le fallait encore, des arguments au réquisitoire depuis longtemps dressé. Derniers éléments du procès : Une conférence télévisée du Président dont le seul objectif est de ménager le 1er Ministre quand la tradition de la Vème oblige le Président à faire assumer leurs fautes à ceux qui en sont responsables ; Et l’issue de crise est confiée au chef du parti politique de la majorité contre toutes les règles démocratiques normales qui voudraient que les affaires de l’Etat soient confiées à un Gouvernement responsable devant l’Assemblée. Une telle confusion des responsabilités et des pouvoirs est sans aucun précédent depuis 50 ans. Elle est la marque de la dissolution de toute forme d’autorité dans notre République, c'est-à-dire la preuve de l’ampleur de ce qu’il faut bien appeler la crise de régime. Combien de temps encore pourra-t-on dissimuler l’évidence ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elaborer un nouveau contrat social ; Refonder le système institutionnel : Il faut prendre la mesure de l’ampleur de la tâche si l’on veut élaborer un projet politique qui redonne confiance au pays. Au moment où nous rédigeons notre plateforme pour 2007, saurons-nous nous hisser à la hauteur de ces enjeux ? Ou nous contenterons nous d’attendre une alternance que les maladresses des CHIRAC – VILLEPIN. SARKOZY prépare méthodiquement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre attitude dans les débats du projet devra être guidée par la réponse que la direction du parti socialiste décide d’apporter à cette alternative. Sans projet véritable, c’est la démocratie qui serait désormais en danger tant les populistes auraient vite fait de s’engouffrer dans le vide politique ainsi créé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-114422594409270317?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/114422594409270317/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=114422594409270317' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/114422594409270317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/114422594409270317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2006/04/aprs-la-carambouille.html' title='Après la carambouille'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-114365642437961468</id><published>2006-03-29T20:18:00.000+02:00</published><updated>2006-03-29T20:20:24.416+02:00</updated><title type='text'>Autisme et Institutions</title><content type='html'>1 - Comment un seul homme – fut-il premier ministre – peut-il durablement tenir tête à un pays tout entier ? Par quelle aberration démocratique des millions de français mobilisés depuis des semaines, l’ensemble des syndicats unis comme jamais depuis 1 décennie et finalement, depuis la marche arrière de la plupart des parlementaires U.M.P, l’immense majorité du Parlement échouent ils à faire entendre raison à un De Gaulle de salon ? Est-il encore possible de parler de système politique quand, barricadé à Matignon le maître des lieux peut défier tranquillement ceux dont il procède, le peuple au nom duquel il gouverne et le Président qui lui a offert une légitimité politique qu’un champ de bataille démocratique ne lui a jamais accordé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 - Dans la prise d’otage institutionnelle conduite au forceps par Dominique DE VILLEPIN, il y a bien sur les arguments de circonstances. Premier d’entre eux : La bagarre à droite entre les postulants à la succession du Président politiquement défunt et la compétition pour s’adjuger les faveurs du peuple de droite. Au populisme sécuritaire de SARKOZY, D. DE VILLEPIN aura préféré la stratégie de la « contre-réforme sociale » pour s’assurer les bonnes grâces de la partie la plus conservatrice de son électorat. Mais impossible de faire marche arrière : reculer serait se suicider. &lt;br /&gt;S’y ajoute l’échec désormais évident de la politique de lutte contre le chômage d’une majorité qui attendait des miracles de baisses d’impôts massives menées depuis 4 ans au bénéfice de ceux qui en avait le moins besoin. Quand le fiasco menace, ne reste plus que le poker : En brisant d’un seul coup les règles élémentaires du code du travail, D. DE VILLEPIN espérait sauver sur le dos des jeunes une politique qui, pour une fois, réunit CHIRAC – DE VILLEPIN et SARKOZY… dans le même échec. &lt;br /&gt;L’affaiblissement présidentiel, enfin, a créé les conditions de l’évaporation démocratique du locataire de Matignon. N’ayant rien à craindre du peuple, qu’il ne connaît qu’à travers les romans, et moins encore du Président dont il connaît les moindres secrets, le Premier ministre est seul maître au monde. Enfermé à Matignon comme « Human Bomb » hier dans une école de Neuilly, il suffit de tenir, pense-t-il, quitte à offrir à N. SARKOZY une occasion de rebondir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 - Si elles expliquent la marche vers l’impasse, les circonstances ne peuvent pourtant suffire à comprendre l’ampleur de la crise. C’est dans l’analyse des ultimes spasmes d’un système politique épuisé qu’il faut chercher les causes profondes du blocage. Dès lors, pour substituer aux contre-réformes autoritaires un réformisme social démocratique, des changements  s’imposeront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Coup d’Etat permanent » disait François MITTERRAND de la Vème République. Nous y sommes en plein. Les attaques les plus violentes contre le droit du travail sont entreprises à la sauvette – les ordonnances créant le C.N.E en plein été – où à la hussarde, 10 jours de navettes parlementaires achevés par un 49’3 pour créer, par amendement ( !), le C.P.E. Dans tous les cas, il s’agit d’utiliser toutes les ressources constitutionnelles pour empêcher le débat démocratique et remettre en cause gravement un siècle de compromis sociaux. Il y a « coup d’Etat » quand tout au long de la procédure chaque contre-pouvoir est contourné : Les syndicats, pas consultés. Le Parlement, bâillonné. Jusqu’aux juges demain qui, ne pouvant juger de la réalité des motifs d’un licenciement sans motif, devront se contenter d’appréciation de pure forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a « coup d’Etat » quand, au même moment, le garde des sceaux adresse aux parquets des instructions partielles sur la façon dont les juges des prud’hommes, pourtant juridiction paritaire, doivent apprécier les premiers recours dont ils sont saisis au sujet des C.N.E. Afin d’éviter à tout prix des jurisprudences dommageables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a « coup d’Etat » quand le premier ministre multipliant signes et contre-signes réserve finalement aux seuls siens les concessions qu’il envisage : Annonce à l’UNI de la possibilité de négocier par branche des modalités d’application spécifique ; Annonce au groupe UMP des marges éventuelles de manœuvre sur la durée de la période d’essai et la motivation des licenciements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 - Toutes ces procédures d’ordre, mise au service d’une contre-réforme sociale pourraient bien être un coup fatal porté à la Vème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agonisant depuis la réforme du quinquennat et le choix d’élire les députés dans la foulée de la Présidentielle, notre système politique se cabre dans un ultime sursaut. Mais il est désormais évident qu’un projet de réforme social par le compromis ne pourra naître de l’ensemble institutionnel actuel qui étouffe toutes les formes organisées du débat et de la représentation démocratique et multiplie les procédures autoritaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi, à la différence de la plupart de nos camarades socialistes nous continuons à penser que la question institutionnelle est intrinsèquement liée à la question sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand nous affirmions, envers et contre tous au Mans, qu’il fallait une VIème République, nous n’agissions pas par fétichisme institutionnel. Nous voulions montrer en quoi, pour rendre possible la réforme sociale il fallait désormais, et au préalable, refonder le système politique en établissant la VIème République. Dans celle-ci, un nouveau souffle sera donné aux acteurs sociaux et à la démocratie sociale : Election de représentativité des syndicaux pour consolider leur légitimité à négocier et leur poids ; financement public de leur activité ; reconstitution de la hiérarchie des normes en matière de négociation collective (un accord interprofessionnel est supérieur à un accord de branche lui-même supérieur à un accord d’entreprise) ; modification de la composition de la 2ème chambre parlementaire pour y associer les acteurs sociaux dans la VIème République. Les outils de la contrainte de l’exécutif sur le législatif seront abolis (49’3, dissolution) de même que les procédures exceptionnelles (art. 16) tandis que les pouvoirs du Parlement seront hautement accrus. A travers cette nouvelle architecture, c’est tout un système d’équilibre des pouvoirs et des contre-pouvoirs qui sera mis en place. Impossible dès lors d’imaginer modifier des pans entiers de la législation sociale sans débat : Association des partenaires sociaux et délibérations parlementaires seront les conditions même de l’action législative. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 - En politique il faut toujours trouver un bon usage aux crises. Celle-ci en aura deux. L’un est quasiment certain aujourd’hui : le Premier Ministre qui rêvait du pont d’Arcole va revivre Waterloo. Trahi par les siens qui s’en font une habitude il accompagnera le Président dans la retraite forcée qui s’annonce. L’autre bon usage reste à construire. Il s’agit pour nous de mettre enfin au premier rang de nos priorités le changement de nos institutions pour créer les conditions d’une réforme sociale démocratique. Un peu de courage camarades rédacteurs du projet, vous tenez entre vos mains la condition de réussite d’une action gouvernementale à la fois de gauche et moderne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-114365642437961468?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/114365642437961468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=114365642437961468' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/114365642437961468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/114365642437961468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2006/03/autisme-et-institutions.html' title='Autisme et Institutions'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-114259337171193940</id><published>2006-03-17T12:02:00.000+01:00</published><updated>2006-03-17T12:02:51.760+01:00</updated><title type='text'>C.P.E et Projet</title><content type='html'>Nous débattons ce matin dans un climat politique de crise qui s’amplifie. Cette nuit, les étudiants ont été délogés de la Sorbonne par les forces de l’ordre. Et chaque jour qui passe, le mouvement de rejet du CPE et l’exigence de son retrait gagne en puissance. Ce mouvement gagne en force, il gagne en soutiens, les salaires du secteur public comme ceux du privé dans les territoires touchés par le chômage de masse y voyant l’occasion d’exprimer par procuration les revendications du malaise qui les traverse. Quelle sera l’issue de ce mouvement ? Quel écho aura-t-il dans nos quartiers, 3 mois après les émeutes qui les ont traversées ? Nul ne le sait. Mais on ne peut que se féliciter du soutien du parti à ce mouvement. Pour les socialistes en effet, le C.P.E est une attaque de plus contre notre système social après les lois sur la retraite, la santé, les anti-réformes fiscales, la fin de la hiérarchie des normes dans les accords d’entreprises, le C.N.E… Au-delà, il illustre la méthode du Gouvernement qui précarise toujours les plus faibles et rajoute des difficultés à ceux dont il pense qu’ils ne peuvent se défendre – aujourd’hui les jeunes. Enfin, le C.P.E contribue à véhiculer l’idée de base du raisonnement de la droite : Pour gagner en compétitivité et en efficacité, l’économie doit réduire plus encore ces coûts sociaux. Pour 3 raisons, nous devons exiger sans aucune concession le retrait pur et simple du C.P.E. De ce point de vue, le projet de communiqué qui nous est proposé ce matin est insuffisant : Il critique la droite au motif que « la France est mal gouvernée » quand il faut d’abord mettre en exergue les oppositions de fond que nous avons avec la droite libérale. Et il évoque le C.P.E sans demander son retrait pur et simple : Cela n’est pas possible. Une motion du parti dans le contexte d’aujourd’hui ne peut qu’exiger son retrait. Nous demandons donc des modifications au projet de texte sur ces 2 points.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà, et au moment où nous travaillons à l’élaboration d’un nouveau projet, il est indispensable de mesurer en quoi la situation actuelle nous oblige à nous remettre en cause sur un certain nombre de sujets :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* La jeunesse d’abord – Le mouvement anti C.P.E est un mouvement protestataire de jeunes de plus après ceux des banlieues, des lycéens, de sauvons la recherche, des intermittents du spectacle, de génération précaire – Ce qui est posé derrière ces revendications, c’est la place de la jeunesse dans notre société. Nous n’y répondons pas par un dispositif plus intelligent ou généreux que les autres. Nous ne pouvons chercher à répondre aux jeunes comme on s’adresse à une minorité, à une catégorie fragile à laquelle il faudrait faire la charité. Nous devons au contraire rechercher les réformes de structure qui donneront aux jeunes toute leur place dans la société. Nous devons raisonner du point de vue global et réfléchir aux moyens de recréer un terrain favorable à la créativité et à l’innovation dont sont d’abord les garants les jeunes. Repenser la société pour que la jeunesse y tienne toute sa place. Telle doit être la perspective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Le « modèle social » recharpenté par la droite ensuite. Après plusieurs années d’assaut libéral, ce modèle n’a plus grand-chose d’exemplaire et encore moins de social. Il n’est plus possible d’apparaître seulement comme les purs défenseurs de ce modèle social qui n’en est plus un où, comme le précise insuffisamment le texte distribué par A. Bergougnoux sur le projet comme ceux qui « défendent le modèle social et veulent en maîtriser l’évolution ». Ce qu’il convient de faire, au contraire, c’est de refonder un nouveau contrat social d’équilibre entre les générations et de réformes profondes par la concertation. A un « modèle social » qui demande aux plus jeunes d’attendre ou de rentrer le dos courbé et qui pousse dehors les salariés avant qu’ils ne soient âgés, nous devons opposer une nouveau contrat social qui     répartit équitablement les protections contre les risques économiques et sociaux.&lt;br /&gt;Voilà l’enjeu de notre projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* La crise politique enfin – Bien mal portant avant le C.P.E, notre système politique sortira plus épuisé encore de la crise actuelle. Absence de débats, le 49’3, violences contre le mouvement social. La Vème République agonisse de ne pouvoir engager quelque réforme que ce soit et de s’enfermer de plus en plus dans des solutions d’ordre aussi vaines qu’illusoires. Notre projet ne pourra faire l’impasse sur les réformes profondes du système institutionnel. La suppression du 49’3 devra évidemment en être une des propositions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mot pour conclure, puisque François Rebsamen m’invite à abréger….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit notre projet ne fait aucun choix, envisage de s’adresser à tous, indifféremment et  se construit sur la prudence qui ressort de la 1ère version distribuée, et nous échouerons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit nous faisons des choix clairs de réforme, nous prenons des risques et nous redeviendrons audibles. C’est dans ce cadre que nous sommes prêts à contribuer  pleinement aux travaux du projet.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-114259337171193940?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/114259337171193940/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=114259337171193940' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/114259337171193940'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/114259337171193940'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2006/03/cpe-et-projet_114259337171193940.html' title='C.P.E et Projet'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113995250222484699</id><published>2006-02-14T22:04:00.000+01:00</published><updated>2006-02-17T19:01:39.363+01:00</updated><title type='text'>Lionel, puisque tu es là.</title><content type='html'>Les socialistes sont pareils à la tortue de la fable. Connaissant leur peu de goût pour le mouvement - il est loin le temps où le parti socialiste était celui du changement - ils se laissent diriger par des réalités profondes qui rendent inéluctable le dénouement des plus improbables suspenses.&lt;br /&gt;La prochaine élection présidentielle en sera la plus éclatante des démonstrations. Au premier regard, personne n'est capable de dire qui sortira vainqueur du concours de beauté pré-présidentiable. Y sont réunis les inéluctables, DSK et Fabius, les romantiques, Jack Lang et Kouchner (s'il est militant), les troubles fêtes (Emmanuelli et Ségolène) et l'ouvrier de la 13e heure, F Hollande. Tous sont sur la ligne pour la plus délicieuse partie de poker menteur qu'il nous ait été donné de suivre depuis des années. Car, chacun l'a déjà compris, l'issue de la partie est déjà écrite. Puisque la mode est à allonger la durée de travail dans une vie afin de financer plus facilement les retraites, le parti socialiste devra être exemplaire. Lionel Jospin fera donc don de son corps à la cause présidentielle en mettant un terme à sa retraite insulaire.&lt;br /&gt;Ceux et celles que la vie politique intéresse seront donc conviés ici à admirer la réalisation du come-back. Mais, à travers ce vrai faux suspense, c'est aussi le résultat de 2007 qui s'écrit. C'est pourquoi nous nous adresserons directement à notre futur héros. Car, au final, ce qui importe pour nous, c'est la victoire de la gauche en 2007.Une candidature Jospin, moins pire que le pire, n'aurait rien d'enthousiasmant en soi. Aussi donnerons-nous quelques avis modestes en ces lignes, quelques idées, des motifs d'indignation et finalement, nous l'espérons, un petit coup de pouce à un scénario un peu triste. Ce blog est donc un anti-comité de soutien. Lionel, puisque tu es là, accepte d'entendre d'autres que ceux qui vont chanter tes louanges au seul motif qu'ils n'ont pas d'autre choix. Peut-être trouveras-tu alors dans ces lignes de quoi préférer de vrais soutiens à de faux amis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113995250222484699?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113995250222484699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113995250222484699' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113995250222484699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113995250222484699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2006/02/lionel-puisque-tu-es-l.html' title='Lionel, puisque tu es là.'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113554775649627619</id><published>2005-12-25T22:28:00.000+01:00</published><updated>2005-12-31T09:43:32.813+01:00</updated><title type='text'>En attendant 2007 2.Vive les vacances!</title><content type='html'>Quelques jours de trève feront le plus grand bien à nos camarades parlementaires et à notre direction. Car il était difficile de faire plus cacophonique que ces derniers jours de l'année. Unis désormais dans la même direction, nos responsables n'en prennent pas moins des options si contradictoires que le plus initié à nos débats internes y perdrait son latin. Quant à nos électeurs, n'en parlons même pas!La reconquête toujours annoncée devra attendre encore un peu. Pour l'instant nous ne leur proposons qu'un jeu de piste fait de méandres,de contorsions et de billard à bandes.&lt;br /&gt;Il y eu d'abord l'épisode du projet de loi règlementant les téléchargements sur internet.Tandis que nos parlementaires s'affairaient à faire voter un système de forfait global par le biais d'un amendement voté avec des députés de la majorité, la secrétaire nationale du parti à la culture accompagnée du toujours sémillant Jack Lang prenait un café avec de nombreux artistes juste à côté de l'Assemblée pour expliquer que la position du parti était le soutien sans réserve à l'approche du Ministre de la culture.Difficile de faire plus illisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au Ps ,tout est toujours possible. La preuve: nos positions sur le texte redéfinissant les moyens de lutter contre le terrorisme. Là,c'est entre le groupe à l'Assemblée et celui du Sénat que les débats ont eu lieu. Tandis qu'au parlement le groupe décida de s'abstenir, certains députés ayant même pris parti pour un vote favorable,le groupe du Sénat a voté contre le texte. Pire, ce groupe a décidé d'engager un recours en inconstitutionnalité contre le texte voté avec l'abstention de nos parlementaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on ajoute à ce galimatia,la prise de position de 3 députés se distinguant de la position exprimée par le parti sur l'enseignement du colonialisme, on mesure l'effet clarificateur de la synthèse générale. Comme tout les principaux protagonistes de ces épisodes assument ensemble la direction de notre parti, on peut être sûr que les prochains secrétariats nationaux ne manqueront pas de travail de coordination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'il y ai des désaccords dans l'approche de certaines questions entre socialistes n'est pas un problème. Cela dure depuis plus d'un siècle; Mais que l'on ai abandonné l'idée de définir des modalités d'arbitrage et de clarification entre différentes options est une faute. A vouloir afficher contre vents et marées une image d'unité on s'est privé de toute procédure de régulation. Résultat: quelque soit le sujet,on ne sait jamais ce que pense et veut le parti. Au moins se consolera -t-on de savoir que nous sommes de toute façon d'accord avec l'opinion puisque nous défendons en même temps tout et son contraire. On n'a pas mémoire d'un tel désordre depuis des années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vive les vacances donc. Puissent-elles permettre à notre direction ...d'en être une. Car il n'y aura pas de succès en 2007 sans clarté dans nos choix et dans nos engagements.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113554775649627619?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113554775649627619/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113554775649627619' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113554775649627619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113554775649627619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/12/en-attendant-2007-2vive-les-vacances.html' title='En attendant 2007 2.Vive les vacances!'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113430865609754410</id><published>2005-12-11T14:42:00.000+01:00</published><updated>2005-12-12T12:20:55.806+01:00</updated><title type='text'>En attendant 2007 .1:Il est né le divin enfant..</title><content type='html'>Avec quelques jours d'avance sur Noël, notre nouveau courant est né."Rénover, maintenant" est désormais le cadre dans lequel nous apporterons à notre parti notre enthousiasme, notre énergie et notre imagination. Près de 200 de nos camarades venus de toute la France en ont décidé ainsi ce samedi a l'Assemblée Nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 heures de débat auront finalement permis de débuter une nouvelle aventure après la terrible déception du Mans où notre oeuvre commune,NPS, s'est diluée dans une synthèse générale contraire au mandat de nos délégués trahis au milieu de la nuit pour un misérable plat de lentilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désormais, nous regardons devant avec quelques boussoles simples. D'abord la cohérence. Nous ne partons pas de rien, nous repartons avec le patrimoine idéologique du Nps initial, son projet au nom duquel nous sommes restés debout, et ses pratiques démocratiques basées sur le respect les décisions des militants, toutes choses auxquelles finalement nous aurons accordé un prix tout particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, la volonté d'être constructif. A 18 mois d'échéances essentielles pour le pays et la gauche, nous n'entendons pas mener une guérilla interne au parti ni nous recroqueviller sur nous même. Au contraire, notre souhait est d'apporter à notre parti ce qui nous semble manquer à la synthèse: de la clarté dans les choix et les idées, et de la volonté de rénover les pratiques et les équipes. A la stratégie du hérisson qui consisterait à se replier sur nous même, nous avons préféré celle du phénix: en renaissant des cendres du défunt NPS, nous retouverons l'enthousiasme de début et la vitalité de ceux qui ont appris beaucoup des difficultés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le calme, enfin. Nous ne nous précipitons pas tête baissée vers je ne sais quelle expédition. Bien au contraire, convaincus de la necéssité de la rénovation de notre parti pour réussir 2007, nous avons le calme de ceux qui savent la force progressivement pénétrante de l'évidence dans les consciences. Si nous voulons gagner 2007 l'armée mexicaine des 200 responsables nationaux du parti(!)s'arrangeant entre eux dans les couloirs trop exigües de la rue de Solférino a peu de chances d'incarner quelque force d'entrainement que ce soit. Quant aux arbitrages politiques, ils seront par avance sacrifiés à une image d'unité d'autant plus précaire que se profilera la compétition entre présidentiables. Parce que nous savons que la prise de distance du parti sera alors la tentation naturelle des futurs candidats nous voulons nous comporter loyalement vis à vis du parti. Nous apporterons donc toutes nos idées au candidat désigné par le parti, tout en formant le voeu que des primaires plus larges que notre coquille de noix socialo-socialiste permettent d'élargir la base de la désignation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouvrir la voie de la rénovation. S'ouvrir; Ce furent les mots clés de la matinée. Ainsi,c'est sous de très nombreux applaudissements qu'un camarade a demandé que notre courant soit un courant ouvert. Et pourtant quelle audace! Réconcilier les 2 mots les plus contradictoires du vocabulaire socialiste est sans conteste la première innovation de Rénover maintenant. Un courant, pour participer pleinement à tous les débats internes du parti et présenter des candidatures chaque fois que cela sera nécessaire. Mais ouvert vers l'extérieur, en recherchant largement la participation de sympathisants, de responsables associatifs, de jeunes dans le cadre de nos associations départementales afin que se constituent ainsi des ateliers démocratiques de la rénovation(café -Rénover,forums...); C'est le pari que nous engageons. Il implique le même esprit d'ouverture en direction de nos ex amis de NPS et du parti. Inutile de ressasser quelque amertume que ce soit. Après tout, comment en vouloir à quelques camarades, la fatigue aidant, d'abdiquer quelques convictions quand on voit la force du diktat de l'unité auquel ils ont été soumis. Dans ce contexte, il n'était pas facile d'accepter de rester minoritaire quelque temps encore. Très peu nombreux sont en fait ceux qui voulaient à tout prix réintégrer la majorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précisions: lors de nos débats, toutes les décisions ont fait l'objet d'un vote dans une assemblée rafraichissante: le nom,l'organisation, et le texte de fond adopté(ci-après). Nombreux doivent être ceux qui se demandent à combien nous démarrons cette aventure. Sans entrer dans un débat du type le nombre selon les organisateurs-le nombre selon les apparatchiks de la préfecture de police,reconnaissons que nous sommes beaucoup moins seuls que ce dont on nous menaçait: plusieurs députés, 4 fédérations, la plupart des grosses fédés NPS ...et tous ceux qui nous ont fait savoir qu'ils allaient nous rejoindre en début d'année. C'est un grand plaisir que de savoir retrouver sous peu la plus grande partie de nos amis de ces 3 dernières années. Quand Arnaud pense que nous aurons retrouvé 80% de l'ex Nps sous 6 mois il a raison. S'ajouteront à ces amis, des camarades venant d'autres courants. D'ores et déjà,1 conseiller régional et plusieurs secrétaires de section motion 2 ont souhaité nous rejoindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Militantes, militants, sympathisantes et sympathisants qui souhaitez vous pencher sur le nouveau né et, tels les rois mages traverser le désert pour le rejoindre, choisissez bien vos cadeaux; De quoi a-t-il besoin? D'énergie, d'idées, d'enthousiasme, de convictions. Bon d'accord, d'un peu d'argent aussi, mais pour l'instant il faut déposer les statuts! Alors préparez vous à cette formidable expédition qui doit nous mener à la victoire en 2007. Et sachez que ce divin enfant est enfant...du futur candidat à la présidentielle du parti, qui que ce soit, puisque dans notre système politique nous nous dotons tous les 5 ans d'un dieu élu. Pour l'instant c'est comme ça et depuis le Mans,sur cette question aussi la messe est dite.Amen&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte de fond adopté :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                               Rénover,  maintenant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois ans déjà&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le soir de la double et terrible défaite des élections Présidentielles et Législatives de 2002, nous, Socialistes, savions le travail auquel nous devions désormais nous atteler : il fallait changer. Crise sociale, crise politique, insuffisance de renouvellement de notre projet se conjuguaient pour expliquer l’ampleur de notre défaite. Notre incapacité à admettre l’ampleur de la crise sociale nous avait résignés dans nos ambitions de réforme, ce qui nous avait coupés de notre base sociale traditionnelle. L’acceptation du cadre paralysant des institutions de la Vème république où les pouvoirs de blocage interdisent toute transformation sociale et le refus de mettre fin à l’irresponsabilité des pouvoirs présidentiels et judiciaires ajoutaient à ce sentiment d’impuissance. Enfin, dans l’impossibilité de définir clairement notre position sur les principaux enjeux de société du moment (sécurité, capitalisme et travail, immigration, discriminations, rôle de l’Etat, etc…) nous ne pouvions répondre aux préoccupations des couches modestes et populaires, ni intéresser la jeunesse au débat politique. Pour beaucoup d’entre nous, la réponse à ces échecs passait par des changements profonds dans les lignes politiques qui structurent notre Parti : cette nouvelle donne, ce projet élevé de rénovation, devait être mis en œuvre immédiatement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois ans plus tard, où en sommes nous ? Congrès de Dijon ; référendum interne ; congrès du Mans. Trois ans de débats internes pour réorienter en quoi ? Le texte de la synthèse du Mans marque bien quelques inflexions, mais n’a pas opéré le changement d’axes espéré. Le réarmement de la politique devant les constats d’échec et de crise a échoué. Le Mans restera comme une nouvelle occasion manquée de rénover.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Occasion manquée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, malgré l’angoisse de nos concitoyens face à la mondialisation, les aspirations à plus de contenu social et environnemental des règles du commerce international restent des vœux, pas des obligations. Si la gouvernance mondiale est bien évoquée, c’est sans que l’objectif de contrôle effectif de la mondialisation ne soit en pratique affirmé, pas plus que le rôle que pourrait jouer une régulation par de grands ensembles continentaux disposant le cas échéant d’outils d’actions appropriées (tarifs extérieurs communs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre projet européen reste tout aussi indécis : peu d’avancées par rapport aux plates-formes que nos congrès votent depuis 10 ans, sur la gouvernance économique, révision des statuts de la Banque Centrale Européenne, augmentation des pouvoirs du parlement, retrait des directives libérales, perspective fédérale. Mais face au défi de la nouvelle situation née de la constitution d’un nouvel ensemble européen à 25, la question centrale, celle de la structuration politique de l’Europe d’aujourd’hui et de demain, n’est pas abordée, parce qu’elle n’a toujours pas été tranchée entre nous. Nous avons proposé un projet ambitieux, global, de réorganisation de la décision collective, à travers la « République européenne ». Le problème n’est pas que ce projet n’ait pas été retenu, le problème est que rien d’autre ne lui ai été substitué : il n’existe pas de synthèse socialiste sur la construction politique européenne au moment où les impasses budgétaires rendent plus nécessaires que jamais cette redéfinition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes notre projet social pour la France a évolué. Les priorités au pouvoir d’achat, à la réforme de la fiscalité et à un encadrement renforcé du droit du travail sont plus marquées, tout comme les engagements nouveaux que sont l’exigence renforcée en matière du logement social ou du SMIC. Mais l’analyse des moyens politiques de mise en œuvre d’une nouvelle politique économique et sociale n’est même pas ébauchée : comment repenser les politiques d’innovation, de recherche et de développement industriel pour redynamiser la croissance économique ? Comment refonder la légitimité et la représentativité du fait syndical pour rendre possible une grande négociation nationale sans laquelle les réformes des systèmes de protection sociale (retraite, santé) du droit du travail et de la fiscalité seront vaines ? Comment réorganiser l’action publique et moderniser l’Etat quand la décentralisation non financée et l’enchevêtrement de niveaux de décisions multiples paralysent toute possibilité de changement véritable ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la crise politique et démocratique elle est exemptée de toute rénovation véritable : plus que jamais présidentialistes, nous restons dans l’illusion de pouvoir appliquer de nouvelles politiques économiques et sociales audacieuses quand le système politique de la Vème République, en organisant l’éloignement des dirigeants et la coupure d’avec les citoyens, interdit de pouvoir compter sur l’appui populaire au moment où il y en aurait besoin pour réformer. Avec le refus d’envisager la VIème République, primo ministérielle, laïque et sociale, on se prive des moyens concrets de la réforme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’obligation de rénovation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour toutes ces raisons, nous ne nous reconnaissons pas dans la synthèse générale. Elle n’est pas à la hauteur de l’obligation de conduire la rénovation. Nous aurions aimé qu’elle soit beaucoup plus audacieuse, beaucoup plus authentique et pour tout dire, beaucoup plus durable. Mais nous ne croyons ni à sa force d’entraînement ni à sa pérennité. Au regard des premières conditions de sa mise en œuvre au plan national comme dans les fédérations nous voyons bien qu’elle a d’abord pour objectif d’afficher une image d’unité vis-à-vis de l’extérieur tout en couvrant souvent des pratiques d’exclusions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voulons plus que toute la victoire de notre parti et de ses projets en 2007. Nous la croyons encore possible, malgré le retard pris sur la nécessité du renouvellement. Nous entendons consacrer désormais toute notre force militante à cette victoire, au bénéfice du candidat que notre parti se sera choisi, en imposant la Rénovation et en y associant tous ceux et celles qui sont convaincus que c’est le seul chemin possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi nous décidons aujourd’hui de fonder le mouvement « Rénover, maintenant » et appelons tous ceux et celles qui le souhaiteront à nous rejoindre et à s’organiser avec nous pour cela. Courant d’idées, de projets et de programmes renouvelés, notre mouvement participera naturellement à toutes les échéances internes de notre parti, y présentera des textes et des candidatures chaque fois que cela sera nécessaire. Mais courant ouvert sur l’extérieur aussi, pour réduire la coupure qui grandit entre l’intérieur de notre parti et le reste de la société : à ce titre, nous appellerons les sympathisants du parti, les jeunes, les responsables associatifs et tous ceux et celles qui croient à la nécessité du renouvellement à gauche, à participer pleinement aux ateliers de la Rénovation que nous mettrons en place dans tous les départements et aux laboratoires de la Rénovation, séminaire ouvert trimestriel que nous organiserons au niveau national pour être le débouché du grand brassage et de travail collectif d’idées nouvelles auquel nous voulons contribuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rénover ; maintenant ; sans attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour pousser – malgré lui – notre parti à se renouveler. Et pour y associer dès aujourd’hui les énergies qui doivent en faire sa force demain. C’est la voie que nous avons choisie parce que nous aimons notre parti, parce que nous croyons en son avenir pour peu qu’il se renouvelle et parce que nous voulons plus que tout battre la droite en 2007.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113430865609754410?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113430865609754410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113430865609754410' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113430865609754410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113430865609754410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/12/en-attendant-2007-1il-est-n-le-divin.html' title='En attendant 2007 .1:Il est né le divin enfant..'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113356165650343928</id><published>2005-12-02T23:13:00.000+01:00</published><updated>2005-12-02T23:24:30.586+01:00</updated><title type='text'>En travaux</title><content type='html'>dans quelques jours,ici,une nouvelle aventure !on y parlera politique,forcemment,mais plus ou presque de nombril socialiste.Depuis le réferendum interne,notre organe est épuisé d'etre devenu le principal sujet de nos préoccupations tandis que la paire improbable Sarko-Villepin fait la course en tête.&lt;br /&gt;Les affaires du pays semblent n'être plus qu'une contingence quand seule compte l'échéance de 2007.Et pour entendre des mots justes sur la France,il faut écouter quelques chanteurs , aller au cinéma, ou,horreur,être sur le terrain!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous chercherons ici à être un peu l'écho de tout cela et a trouver,a tatons 2 ou 3 idées "utiles"(puique c'est le mot a la mode).Une telle ambition vaut bien quelques heures de réflexion!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A très vite donc&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113356165650343928?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113356165650343928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113356165650343928' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113356165650343928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113356165650343928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/12/en-travaux.html' title='En travaux'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113304029921916854</id><published>2005-11-26T20:50:00.000+01:00</published><updated>2005-11-30T21:04:02.670+01:00</updated><title type='text'>Long road to le Mans 16(der):Epilogue et epitaphe</title><content type='html'>C'est donc l'Arche qui a été choisie pour mettre un point final au Congrès du Mans.Pouvait-on trouver meilleur symbole pour donner son visage définitif à  l'improbable rassemblement quasi général du parti? Telle l'embarquation chère à Noé, regroupés sur le frêle esquif de la syhthèse générale, les dirigeants socialistes espèreront des jours meilleurs dans la tempête sécuritaire que le cynisme des dirigeants de droite a déclenché pour restaurer une popularité qui s'étiolait. Le parti est, selon eux, en ordre de marche au chaud dans ce douillet abri. Curieuse destinée d'un parti vieillissant qui préfère plutôt l'ordre pour lui même que le mouvement revivifiant de la diversité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette synthèse est une erreur. Ou plutôt comme un mirage dans le désert des projets. Vu de loin, c'est beau et ça fait du bien. Mais plus on s'approche, et plus on voit que ce n'est qu'une illusion. Après le 29 Mai, nous avions besoin d'une demonstration de capacité de nous rassembler. Avions-nous besoin pour autant d'en payer le prix d'une motion finale confuse, sans arbitrages réels et sans véritable inflexion de ligne? Dans la volonté frileuse de montrer quoi qu'il en coute le visage de l'unité,on retrouve les germes du recroquevillement sur soi du parti et de la remise au pas des minorités qui ont conduit à l'échec de 2002. Un premier secrétaire visionnaire aurait fait le choix inverse de celui qu'a realisé Francois Hollande. Confronté aux interrogations et aux divisions actuelles de la gauche, il se serait appuyé sur la majorité qui l'avait élu, aussi fragile fut-elle, tout en étant garant des droits de son opposition; Ainsi organisé notre parti aurait été la chambre d'écho des débats au sein de la gauche et le lieu permanent d'élaboration de compromis. Sa capacité de rassemblement et d'entrainement en aurait été autrement plus grande.&lt;br /&gt;Son choix fut autre. Ici ou là, l'unité affichée peut rassurer et faire du bien. Mais quel risque! Si dans quelques mois, alors qu'approcheront les désignations, les querelles reprennent, que restera-t-il de l'esprit du Mans? Combien nous coutera alors cette nouvelle désillusion? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour réaliser cette synthèse certains se seront beaucoup donnés. D'autres se seront damnés. Reconnaissons à F.Hollande et à ses proches un savoir faire d'appareil hors du commun. Résister aux équilibres internes de la motion 1, ignorer le retour du toujours sémillant retraité de l'Ile de Ré, s'entendre ensuite avec L. Fabius pour endiguer définitivement tout retour de Lionel, recalibrer les résultats du vote pour que chacun soit heureux et diviser pour toujours le NPS: l'ouvrage a été realisé pleinement. Il serait injuste de ne pas le souligner et nécessaire pour la suite de prendre la mesure de ce savoir faire d'appareil.&lt;br /&gt;Une oeuvre aussi parfaite doit beaucoup aux alliances de circonstance qu'elle a su nouer. Avec L. Fabius,c'est pour l'instant un simple échange de services: je te remets dans le jeu; Tu me redonnes une légitimité renforcée de 1er secrétaire. Avec V.Peillon et H.Emmanuelli c'est plutôt un jeu de dupes dont le député des Landes sort gagnant. Vous venez dans la synthèse, dussiez vous y laisser votre oeuvre depuis 3 ans, et vous serez récompensés en retour. H.Emmanuelli devient un des principaux responsables du projet. V.Peillon lui attendra 2007, son véritable objectif et se glissera douceureusement dans la majorité de la majorité avant que d'espérer être alors le successeur de F.Hollande au prix de nouvelles trahisons dont il n'est pas avare. Mais fallait-il payer ce prix, le sacrifice d'Arnaud et de l'oeuvre commune NPS pour cela? Le projet de rénovation entrepris à Dijon, qui n'aura finalement hébergé que quelques semaines H.Emmanuelli (pour un retour sur investissement maximum) était-il finalement si fragile que quelques postes de direction suffirent à le brader? Combien de militants sincères, trahis dans leurs convictions et dans le mandat qu'ils avaient donnés à leurs délégués, pour la satisfaction de quelques uns? Pour avoir assisté aux dernières heures de NPS avant que le crime ne soit commis nuitamment et signé par V.Peillon le lendemain matin à la tribune du Congrès, je sais la somme des petitesses qui l'ont rendu possible. Je sais aussi l'acharnement qui a été mis à trahir,jusqu'à refaire secrètement la composition du bureau national pour en éradiquer tout les amis d'Arnaud (quelle injustice pour Francoise)quelque fusse leur part de travail dans la création de NPS, sans qu'aucun ne s'en émeuve, faisant mine de le découvrir benoitement. La page est close désormais."L oeil était dans la tombe et regardait..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souhaitons donc bonne chance à cette nouvelle équipe. Légion romaine soudée derrière la synthèse au Mans, elle est depuis ce matin armée mexicaine de 45 secrétaires nationaux, un record. Souhaitons aussi pleine réussite à nos anciens camarades de route, ceux qui il y a quelques mois disaient "Ni Hollande,ni Fabius" et se retrouvent aujourd'hui secrétaires nationaux de F.Hollande,dans une majorité où figure L.Fabius. Ou ceux qui n'avaient "qu'autonomie de NPS" à la bouche pour finalement organiser eux même notre dilution. Quant à nous, nous allons réfléchir aux moyens de contribuer à la réussite de ce parti que nous aimons tant. Nous avons plus que jamais la volonté de le servir, d'y apporter nos idées, notre force militante et nos projets. Nous ferons tout ce qui est en notre possible pour qu'il puisse gagner en 2007. Mais nous le ferons tel que nous sommes: Libres,assez peu dociles,préferant toujours le risque du mouvement au confort des certitudes ressassées,ouvert sur une société qui est à des années lumières de nos dérisoires joutes internes,imaginatifs surtout. Posé à terre au Mans puis piétinés par ceux qui s'étaient pourtant jurés de le servir,le drapeau de la rénovation est à nouveau en main. Préparez vous à nous aider à lui redonner toutes ses couleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Epitaphe: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce qui nous a réuni, je ne veux garder que le meilleur. Des heures et des heures de débat, de travail, des nuits entières à écrire, des voyages partout en France, des vacances sacrifiées, un engagement de tout les instants. Des militants passionnés, femmes et hommes qui trouvaient là l'espoir de pouvoir changer le cours des choses. Des adhérents nouveaux qui surmontaient leur scepticisme vis à vis du parti pour venir nous aider. Des moments de bonheur, les 2 premières édition de Fouras,la Sorbonne. Des minutes précieuses en bureau national où nos combats perturbaient l'implacable machine majoritaire. &lt;br /&gt;Des visages amis,des rencontres: Christian,Francoise,Yvette,Karine,Valérie,Gérard,Mickael,Hélène,Jean,&lt;br /&gt;Antoine,Gaelle,Etienne,Béatrice,Anne-Flo,Paul et tant d'autres. Arnaud bien sûr qui jusqu'à la dernière heure préféra résister en notre nom quoiqu'il lui en coute plutot que vivre à genoux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien,jamais, n'effacera cela. Aucun regret non plus. Alors que tout depuis cet été annonçait ta fin tragique, avec d'autres nous avons tout fait pour te sauver; Une résolution unanime à Fouras-jamais appliquée; des mandats clairs donnés aux délégués de défendre nos idées jusqu'au bout-trahis par ceux qui devaient pourtant en être les garants; cette ultime réunion du courant Samedi soir au Mans avant la commission des résolutions où j'ai exprimé le plus profond de ce que je ressentais alors que dans l'après midi même l'accord avec le 1er secrétaire avait été passé et que nous l'ignorions tous. Jusqu'au bout, nous avons tout fait pour éviter le pire. Et dans la nuit encore ,le refus face à l'alliance de ceux qui voulurent le crime et de ceux qui s'y résignèrent par abstention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont déja nombreux aujourd'hui,ici, autour de toi; Il y a ces milliers de militants révoltés; ces députés qui ne tremblent pas; ces fédés que nous venons de gagner en ton nom, parfois plus largement que nous l'escomptions. Et tout ceux qui, sans être dans le parti comptent si fort sur nous. En te disant adieu ils font le serment de prolonger par ton oeuvre. Et tandis qu'ils se penchent pour jeter sur toi une poignée de terre et déposer une rose,ils  t'entendent leur dire tranquillement, simplement,résolumment: "Impose ta chance,sers ton courage,va vers ton risque.A te regarder ,ils s'habitueront".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compte sur nous,c'est ce que nous faisons,NPS.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113304029921916854?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113304029921916854/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113304029921916854' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113304029921916854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113304029921916854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/11/long-road-to-le-mans-16derepilogue-et.html' title='Long road to le Mans 16(der):Epilogue et epitaphe'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113277724836821280</id><published>2005-11-23T21:18:00.000+01:00</published><updated>2005-11-23T21:29:59.176+01:00</updated><title type='text'>Long road to Le Mans 15 : explication de vote</title><content type='html'>Karine Berger   Thierry Mandon   Arnaud Montebourg   Christian Paul&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                  Lettre aux militants NPS           &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons préféré laisser passer de longues heures de calme avant de nous adresser à chacune et à chacun d’entre vous au sujet des évènements du Congrès du Mans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons pris, en notre qualité de membres NPS de la Commission des Résolutions pour la motion 5, tous les quatre, la grave décision, à 3h30 du matin, dans la nuit du 19 au 20 novembre, au moment où celle-ci passait au vote, de ne pas approuver le texte de la motion de synthèse pourtant votée par la très grande majorité du Parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons déclaré que nous ne souhaitions pas empêcher par un vote négatif le rassemblement de tous les socialistes qui le souhaitaient, par loyauté à l’égard de notre Parti comme à l’égard de notre courant NPS, que nous avions fondé avec vous tous, mais qui venait quelques minutes plus tôt, en son sein et contre notre avis, de choisir la synthèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en conscience que nous nous sommes, tous les quatre, abstenus, rejoints par Marc Dolez, député du Nord, issu des rangs d’Henri Emmanuelli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la suspension de séance qui précéda le passage au vote, chacun des 24 dirigeants du NPS échangèrent leur opinion (Résultat du vote à l’intérieur de la délégation des 24 membres NPS à la Commission des Résolutions : 14 pour, 6 abstentions, 5 contre)  : Christian Paul déclara que « le mandat qui nous a été confié par nos militants n’est pas rempli ». Arnaud Montebourg indiqua pour sa part : « il s’agit d’une synthèse à vil prix, ça ne passe pas pour moi ». Henri Emmanuelli répondit : « c’est vrai que c’est une synthèse à vil prix, mais on ne peut pas faire autrement dans l’intérêt du Parti ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons mesuré durant cette nuit des Résolutions à quel point cette synthèse à marche forcée ne pouvait que faire disparaître l’âme, l’esprit et la force du projet porté par le NPS depuis 3 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous mesurions au fur et à mesure de la journée de samedi, l’écart considérable entre ce que nous disaient vouloir les militants ou les délégués, et la mécanique politique de la synthèse calculée et défendue par certains dirigeants NPS comme devant être la solution aux problèmes actuels du Parti et de la gauche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Notre choix fut celui de nos convictions de toujours et du mandat qui nous a été confié que nous avons préféré continuer à défendre. Ces convictions sont celles pour lesquelles nous avons tant travaillé et bataillé tous ensemble, plutôt que l’unité artificielle du Parti constituée au détriment des valeurs, des projets et des idées que nous portons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois sujets principaux sur lesquels nous avons butté pendant la nuit des résolutions parlent d’euxmêmes de l’incapacité du Parti à remettre en question une certaine forme de conformisme que le NPS avait précisément pour objectif d’aider à faire reculer dans l’esprit général du Parti. Ils sont les éléments de l’identité du NPS : mondialisation, Europe, question démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 – Mondialisation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord l’affaire fondamentale du Tarif Extérieur Commun aux Européens. C’était une révolution intellectuelle et politique que le NPS proposait, depuis le congrès de Dijon, à notre Parti d’accomplir, celui-ci s’y étant obstinément refusé jusqu’à présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Venue des mouvements alter-mondialistes comme de la gauche américaine, l’analyse des dégâts de la mondialisation dérégulée a conduit de nombreux penseurs politiques à remettre en question le commerce mondial libre et sans entrave. Il s’agissait d’imposer la reconnaissance de la concurrence déloyale et la nécessité de la combattre dès lors qu’elle portait atteinte aux droits sociaux des salariés et des citoyens et aux intérêts environnementaux de la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons porté cette question à un très haut niveau de visibilité dans le débat public du Parti et du pays. Il faut rendre hommage à Henri Emmanuelli d’avoir contribué à cette bataille d’idée dans le Parti. On ne dénombre plus les interventions convergentes de NPS et de NM aux différents Conseils nationaux. Sa tournée des délocalisations pendant la campagne du non a installé cette idée dans le pays un peu plus solidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce sujet, le texte de la motion NPS était absolument convaincant et brillant, rédigé par l’un de nos universitaires, Etienne Morin et à peine retouché à l’arrivée des amis d’Henri Emmanuelli à l’automne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre amendement, extrait de notre motion, a été refusé. L’âpre discussion menée pendant la nuit par Henri Emmanuelli et soutenue par Arnaud Montebourg a montré à quel point les résistances intellectuelles et politiques étaient invincibles. Le discours inamovible sur la mondialisation heureuse et profitable nous a été une nouvelle fois servi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karine Berger fut envoyée comme négociatrice sur ce sujet avec la majorité représentée par Harlem Désir. Voici sa narration des faits extraite de son blog (http://sortirdelimpasse.hautetfort.com/) « Le Mans : la nuit des résolutions » :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’ai été envoyée en tant que négociatrice sur le tarif extérieur commun : après 20 minutes de discussion très tendue avec Harlem Désir, le texte proposé disait seulement que les droits de douane existaient depuis toujours et qu’il n’étaient pas employés suffisamment. Le demande de NPS de mentionner la concurrence déloyale par la mise à mal des critères sociaux dans autres les pays était refusée : à ce stade la version de notre amendement était mise de côté, ce qui ne convenait pas à Henri Emmanuelli. Je pense que c’est pourtant dans cette version que l’amendement a finalement été accepté. L’expression officielle du rapport est d’ailleurs : «les instruments qui existent ne donnent pas satisfaction notamment parce qu’ils ne sont pas suffisamment utilisés. Les socialistes s’engagent à explorer la mise en oeuvre d’outils susceptibles de mieux protéger l’industrie européenne et son avenir. ». La question des délocalisations, et surtout de la concurrence par le biais du dumping social est bel et bien écartée. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’abandon du sujet est total, et la promesse de « l’engagement d’explorer la mise en oeuvre d’outils susceptible de » nous a ridiculisé en place publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 – L’Europe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un sujet sensible sur lequel le NPS a apporté une contribution décisive dans le débat public. Critique des conditions de l’élargissement en mai 2004, critique du Traité Constitutionnel Européen, travail sur le projet de République européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces sujets européens en débat pendant la nuit des résolutions, nous avons progressé sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance. Mais s’agissant de l’indépendance de la Banque Centrale, il nous a été refusé que nous inscrivions les combats du parti au sein du PSE dans la perspective de la fin de l’indépendance. Nous avons dû nous contenter de la mention qu’elle rende des comptes au Parlement Européen sans aucune précision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Traité social a été consenti mais les critères de convergence sociale, instrument de la lutte contre le dumping social explicitement mentionné dans notre amendement ont été écartés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la République Européenne, c'est-à-dire la construction politique de la future Europe fédérale, a disparu pendant les discussions. C’était un élément important de notre identité politique qui n’avait aucune raison de disparaître du débat pour se transformer en un bien ambigu « attachement à la perspective d’une Europe fédérale », ce qui ne perturbe guère –chacun en conviendra- les bonnes convenances politiques sur ce sujet dans le Parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, le combat que notre Parti doit engager dans le PSE est d’une dimension aussi urgente que considérable. Les Etats-Nations se sont désarmés à l’excès, et l’absence d’outils politique sur le plan supra-national et européen pour répondre aux échecs de la zone Euro comme à la crise sociale, met en péril jusqu’aux partis socio-démocrates des pays membres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avoir accepté de remettre à plus tard l’ouverture de ce chantier ambitieux est une erreur collective pour le Parti et le NPS n’a pas joué le rôle que ses militants lui ont donné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 – La question démocratique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’avancée vers la 6e République est depuis le congrès de Dijon l’un des combats que nous menons contre la frilosité et l’immobilisme de notre Parti. Déjà, à Dijon, la Commission des Résolutions s’était séparée sur ce point constatant l’impossibilité de la synthèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce congrès était pour notre projet de revitalisation démocratique du pays, la dernière chance avant l’élection présidentielle de 2007, sur fond de montée dangereuse de populisme, les socialistes devaient affirmer dans leur programme le désir et le choix ambitieux de régler le problème du discrédit du système politique et de sa décomposition morale qui servent les intérêts de l’extrême droite et de la droite dure incarnée par Sarkozy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’interdire, comme ce fut le cas pendant la nuit des résolutions, d’afficher l’ambition et la volonté de construire tout autre chose que le système existant, c’est s’interdire implicitement de combattre le bonapartisme ambiant, devenu autoritaire et martial du patron de l’UMP, et c’est accepter d’être sur ce terrain en infériorité politique alors que nous aurions, en obligeant nos camarades de la majorité à évoluer, pu proposer une alternative au pays d’ampleur formidable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La stupide persécution dont fut l’objet notre projet de 6e République dans ce congrès a eu lieu à un moment où ce sujet progresse dans le pays. Allons-nous laisser à l’UDF de Bayrou ce sujet ? Allonsnous l’abandonner au PCF, et à l’extrême gauche qui vient de décider de s’en emparer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette liquidation du sujet vient de nous faire perdre 7 années, puisqu’il faudra attendre un quinquennat de plus pour espérer réaliser ce rêve de changement de la politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fut d’autant plus douloureuse pour nous qu’elle fut instrumentalisée par l’un des dirigeants du NPS qui à la tribune du congrès écrasa, en notre nom à tous, sous les applaudissements de certains délégués de la majorité, d’un coup de talon notre si beau projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi la synthèse fut faite à vil prix. Nous n’avons pas voulu ajouter à une défaite de nos convictions le déshonneur d’y avoir consenti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant cette nuit des résolutions, nous avons mesuré de nos yeux que cette synthèse à marche forcée ne pouvait que conduire à faire rentrer dans le moule trop conformiste du Parti le projet de la rénovation que nous avons pris tant de peine à bâtir depuis 3 ans. L’échec à faire ingérer par le logiciel du Parti Socialiste, nos propositions de réarmement de la politique sur le plan mondial, européen et national renvoie à l’échec de l’entreprise rénovatrice elle-même. La mission que nous nous étions assignés n’était-elle pas de reconstruire les outils politiques nécessaires à la réussite d’une gauche au pouvoir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le travail que le NPS avait engagé depuis la Sorbonne en octobre 2002, n’a pas été accompli pour lui-même. Il devait servir à la rénovation de notre Parti, après les désastres de 2002 et 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est conscients de nos lourdes responsabilités dont nous avons toujours fait preuve dans l’intérêt collectif du Parti, que nous servions la cause des idées, du renouvellement du projet en vue d’assurer notre victoire collective en 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune de ces raisons d’être et d’agir pour le NPS n’avait disparu au soir du 19 novembre avant la nuit des résolutions. Et ce travail que nous proposions à tous les socialistes ne pouvait pas s’arrêter ni se figer avant que le projet du candidat à l’élection présidentielle ne soit établi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La synthèse va dérouler désormais ses conséquences. Des camarades issus de la motion 5 vont entrer dans la direction. Toutes les décisions seront prises à l’unanimité des courants et nous engageront. Le consensus obligé n’est utile que lorsque les idées sont claires pour agir. Voici désormais notre Parti immobilisé en légion romaine, figé jusqu’en 2007, empêchant désormais le débat d’orientation et toute inflexion sérieuse et profonde dans le projet du futur candidat. Notre NPS, notre oeuvre collective sera comme le souriceau prisonnier des serres de l’aigle. Ses militants, comme tous les militants socialistes, ont pourtant besoin de continuer à porter nos idées au rayonnement desquelles la synthèse a mis un coup d’arrêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, nous avons perdu la bataille de la rénovation des pratiques puisque l’unanimité ne permettra pas de s’attaquer aux fédérations qui ont posé quelques problèmes dans ce congrès. Elle sera, à tout le moins, fictive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour justifier notre choix, notre camarade Henri Emmanuelli a invoqué l’intérêt supérieur du Parti de se réunifier. Il est vrai que les batailles entre socialistes épuisent autant les socialistes eux-mêmes que l’opinion. Mais ce sont les querelles de candidature et d’ambition qui fabriquent le désordre actuel et non les débats d’orientation aujourd’hui encore bien insuffisants et trop peu internes pour régler les problèmes que le Parti rencontre au contact de son électorat naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aurions pu concilier autrement le souci légitime de l’unité tout en ne compromettant pas celui de la rénovation. D’ailleurs, exiger de faire les deux eût été le meilleur service qu’il nous aurait été donné de rendre au Parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l’avait dit Jean Jaurès au congrès de Toulouse en 1908, « mieux vaut des différences sur des formules claires qu’un accord sur des formules obscures ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, imprégnés de nos lourdes responsabilités, nous n’avons pas combattu la synthèse. Nous nous sommes contentés de ne pas la soutenir, ce qui préserve notre liberté de militants soucieux de jeter toutes nos forces dans la victoire en 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faut-il faire maintenant ? Nous ne voulons pas nous résigner à voir partir en fumée notre rêve politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dites-nous où vous en êtes, et réfléchissons ensemble à la manière la plus utile pour notre Parti de nous comporter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est parfois des moments douloureux de la vie publique où l’on doit affronter la vérité de ses convictions et assumer la difficulté de ses conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne laissera pas dire que ce serait se perdre dans on ne sait quelle pureté que de défendre à juste prix ce en quoi on croit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La période politique qui s’ouvre devant nous sera très difficile, elle aura besoin d’hommes et de femmes capables de tracer une ligne droite et claire dans le ciel de l’espérance du peuple de gauche, qui comme toujours a la lourde charge de redresser le pays, dont l’esprit civique faiblit chaque jour un peu plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons eu pour soin d’être d’abord nous-mêmes. C’était une manière d’être aussi un peu vous-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recevez, chères et chers camarades, les marques sincères de notre fidèle amitié et de notre dévouement à la cause socialiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian Paul  Arnaud Montebourg   Thierry Mandon    Karine Berger&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ci-dessous : Texte des amendements de la motion 5 discutés pendant la nuit des résolutions, commentés dans la présente lettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AMENDEMENT : POUR UN TRAITE SOCIAL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons élaborer un traité social européen qui seul peut garantir la cohésion sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’effort doit d’abord être ciblé sur les citoyens des nouveaux Etats membres. En leur proposant une véritable perspective de relèvement à moyen terme des salaires et du niveau de protection sociale, il sera possible de tenir les engagements qui ont pris envers eux au lendemain de la chute du mur de Berlin. A cet agenda figureront le retrait de la directive services, le rejet de la directive temps de travail et l’adoption d’une directive sur les Services d’Intérêt Général. La création d’un salaire minimum européen et d’un revenu minimum européen, mis en œuvre de façon graduelle et prenant en compte les différences de pouvoir d’achat, ainsi que le renforcement du cadre légal européen en cas de licenciement collectif afin de prévenir efficacement les délocalisations sont aujourd’hui nécessaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il conviendra, ensuite, de progresser vers la convergence sociale des Etats membres avec des critères à atteindre en 10 ans :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- un emploi pour tous : taux de chômage inférieur à 5 %,&lt;br /&gt;- une société solidaire : taux de pauvreté inférieur à 5 %,&lt;br /&gt;- l’égalité des chances : taux d’illettrisme à l’âge de 10 ans inférieur à 3 %,&lt;br /&gt;- solidarité avec les peuples du Sud : aide publique au développement supérieure à 1 % du PIB.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, les socialistes défendront un moratoire sur les libéralisations tant qu’une directive-cadre n’aura pas garanti la pérennité des services publics dans des secteurs comme La Poste, l’énergie, les transports, le contrôle aérien. Le refus de la marchandisation de l’éducation, de la culture, de la santé et du corps humain doit être réaffirmé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AMENDEMENT : POUR UN TARIF EXTERIEUR COMMUN CONTRE LES CONCURRENCES DELOYALES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché commun européen des débuts des années 1960 s’est organisé dans le cadre d’un libre-échange tempéré, conçu au nom de l’intérêt général des entreprises et des populations, articulant ouverture intérieure et protection extérieure sous la forme d’un tarif extérieur commun et d’une pratique commune des contingents d’importation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce modèle reste plus d’actualité que jamais. Il doit permettre de réintroduire la loyauté dans la concurrence effrénée que se livrent les pays au plan mondial et de disposer des outils concrets d’une régulation sociale et environnementale des échanges commerciaux internationaux. Organisé sur une base européenne, le tarif extérieur commun matérialisera l’existence de marchés communs continentaux ou régionaux destinés à réguler la mondialisation. L’établissement de règles sociales et environnementales minimales applicables aux fournisseurs de l’Union, à l’instar de ce qui existe déjà en matière de normes techniques applicables aux produits importés, pourrait être la condition sine qua non d’une libre importation dans l’UE. Un calendrier précis de progression des normes sociales exigées permettrait de tenir compte des faiblesses respectives des Etats et de leurs niveaux inégaux de développement. En cas de manquement aux règles, le tarif extérieur commun serait appliqué. Il constituera ainsi un levier puissant pour faciliter la convergence par le haut des modèles sociaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AMENDEMENT : POUR UNE REPUBLIQUE EUROPEENNE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Europe s'est construite sur la base d'une coopération entre les gouvernements des Etats-membres, et ce, avec l'approbation de ses citoyens. Ce processus a été lent, graduel, et néanmoins continu; il a transformé la réalité de notre continent, créant de nombreux acquis communs, comme la PAC, le marché unique, ou encore l'Euro, si bien qu'il a fini par exercer une force d'attraction pour d'autres pays qui ont voulu participer à cette belle réussite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même temps, la gestion de nos affaires communes est devenue plus complexe, et le déficit démocratique n'a cessé de se creuser, en partie parce que les décisions politiques sont prises entre gouvernements des Étatsmembres, et que les citoyens n'ont pas la possibilité de censurer ou de révoquer cette gouvernance sans gouvernement; pis encore, les démocraties ne deviennent plus que l'ombre d'elles-mêmes lorsque plus de la moitié de la législation des parlements nationaux ne consiste qu'en une ratification sans débat de compromis négociés par les gouvernements nationaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Espérer qu'une bonne politique européenne mise en oeuvre par de bons dirigeants renforcerait la légitimité de l'Union européenne est une chimère. Depuis longtemps, chacun sait que la coopération volontaire est vouée à l'échec quand un groupe s'élargit. La tentation de demander à d'autres de procéder à des réformes pénibles sans s'y soumettre tout en jouissant des bénéfices liés à ces efforts est d'autant plus grande que le groupe est important et que les règles demeurent peu contraignantes. Dans une Europe à vingt-cinq, l'approche intergouvernementale ne peut plus apporter les solutions politiques dont les citoyens européens ont besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps aussi de mesurer que le fédéralisme n’est plus la meilleure solution aux problèmes auxquels l’Europe fait face aujourd’hui. Car le fédéralisme doit être redéfini. Désormais, dans une Union à 25, dans laquelle la cohabitation de grandes disparités économiques, sociales et culturelles, le modèle fédéral est difficilement envisageable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faut-il faire? L'Europe a besoin d'un véritable gouvernement. Elu par ses citoyens, il doit répondre à leurs attendes, faute de quoi, il doit pouvoir être révocable à la fin de son mandat. L'Europe a besoin d'un débat politique transnational sur les réformes et les politiques à suivre, et celui-ci ne peut se structurer que si les citoyens ont la possibilité d'élire un gouvernement. Autrement dit, l'Union européenne a besoin d'une union politique avec une réelle démocratisation. Appelons la République européenne. Elle n'est pas un rêve lointain, mais bien plutôt une nécessité concrète si nous ne voulons pas que le rêve européen ne se désintègre, et qu'il fasse le lit du populisme et de l'extrême droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Europe a besoin d'une République où un gouvernement européen s'occuperait des politiques affectant tous les citoyens de l'Union européenne, et où les gouvernements nationaux s'occuperaient des intérêts des citoyens vivant sur le territoire national ; une République européenne où les citoyens pourraient s'engager ensemble dans un combat politique pour défendre leurs intérêts européens ou nationaux; une République européenne où les partis politiques deviendraient un facteur d'intégration par la force de leurs propos. Cette République européenne ouvrirait de nouvelles perspectives pour l'Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AMENDEMENT : S’ENGAGER POUR LA VIème REPUBLIQUE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La VIème République est un régime primo ministériel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans celle-ci, le Premier Ministre obtient la plénitude des pouvoirs de gouvernement ; il devient le chef des armées et de la diplomatie. Il dispose avec le gouvernement, du pouvoir réglementaire et de l’administration et pourvoit aux emplois publics. Il rend des comptes sur ses propres décisions devant le Parlement ou devant le pouvoir judiciaire le cas échéant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Parlement dispose d’un pouvoir de contrôle renforcé sur le gouvernement. Il élargit ce pouvoir à l’administration par l’évaluation des résultats des politiques publiques et assure la juste et bonne application de la loi. Il peut créer, à l’initiative de la majorité ou de l’opposition des commissions d’enquête, peut s’opposer aux nominations des plus hauts fonctionnaires, contrôle la diplomatie et les négociations engagées par le gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Président de la VIème République dispose et exerce les pouvoirs d’arbitrage ; il devient le protecteur actif de la Constitution et des citoyens contre les atteintes aux droits et libertés fondamentales. Il prête serment sur la Constitution et devant le peuple de la respecter et de la faire respecter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113277724836821280?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113277724836821280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113277724836821280' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113277724836821280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113277724836821280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/11/long-road-to-le-mans-15-explication-de.html' title='Long road to Le Mans 15 : explication de vote'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113251772173738396</id><published>2005-11-20T21:01:00.000+01:00</published><updated>2005-11-20T21:15:21.750+01:00</updated><title type='text'>Long road to le Mans14:Les risettes du Mans..</title><content type='html'>Un peu secoué par une nuit difficile en commission des résolutions,quelques déceptions nées du comportements étranges de quelques uns de nos amis et un choix difficile,celui d'être avec 3 autres téméraires ,parmi les camarades qui,autour d'Arnaud Montebourg ont refusé la synthèse en faux semblant rédigée à 4 heures du matin selon les plus élaborées méthodes de l'ancien parti socialiste,je revendique ici le droit à quelques heures de recul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très vite vous lirez ici l'épilogue de l'épopée du Congrès du Mans.Commencé il y a quelques mois par l'exclusion et les noms d'oiseaux ,il se termine dans les effusions d'un camaraderie quasi généralisée.La synthèse est forcemment joyeuse.Mais,dans les risettes du Mans ,il y a comme l'annonce du retour prochain aux réalités.L'unité partage avec l'éphémère le sentiment qu'il vaut mieux en profiter vite et peinement.Ne troublons donc pas plus longtemps ces heures de bonheur construites sur la docilité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113251772173738396?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113251772173738396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113251772173738396' title='44 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113251772173738396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113251772173738396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/11/long-road-to-le-mans14les-risettes-du.html' title='Long road to le Mans14:Les risettes du Mans..'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>44</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113248452475016067</id><published>2005-11-20T11:59:00.000+01:00</published><updated>2005-11-20T12:02:04.763+01:00</updated><title type='text'>Long road to Le Mans 13 : après-midi dans le marigot mancinien</title><content type='html'>« Ils sont venus, ils sont tous là… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après-midi de gala. Dans l’ordre de passage : Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Dominique Strauss-Kahn…Du condensé de crocodiles ; de l’éléphant à haute dose. Revue d’effectifs en  majuscule; le Congrès a démarré. Résumons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A s’en tenir à la musique , l’heure est à la convergence.On ne jure qu’unité, dépassement du 29 mai, nécessité de retrouver un projet mobilisateur, rassemblement, réponse aux attentes de l’électorat de gauche…Les choses se mettent en œuvre. Les socialistes sont d’accord sur l’essentiel. Quelle que soit la clôture de ce Congrès, le désir d’avancer ensemble sera un acquis du Mans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, personne n’est dupe. Dans les interventions de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn, le côté échauffement avant la prochaine présidentielle est omniprésent. En 20 minutes chacun, c’est parti  pour un voyage fantastique : on fait le tour des problèmes de la planète, on répond à l’urgence sociale, on invite toute la gauche à refonder une union durable, on critique le gouvernement sans oublier de convoquer quelques grands anciens, Jaurès ou Blum, ayant la préférence .…. Ce tourbillon programmatique a beau être sans surprise, il n’en est pas moins stimulant. Après 24 heures qui, hormis l’intervention d’Arnaud Montebourg, peinaient à trouver un rythme, cet après-midi redonne du contenu à un Congrès qui jusque là en avait été pudique. Voilà qui fait un peu de bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plus exigeants seront bien évidemment frustrés : hormis une présentation habile du contenu des textes des motions, il n’y a pas d’idées nouvelles…Les intervenants prolongent en plus fort les débats de ces derniers mois. Selon le regard que l’on porte sur ces motions, on choisira de se faire as cette disette ou de se réjouir de ne pas risquer l’indigestion. Il n’empêche : le débat s’ébauche, tandis que le Congrès s’ébroue. Tant mieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, on s’échauffe avec quelques formules bien choisies : « Sarkozy c’est kärcher et charter » ; « nous ne voulons plus le changement en 100 jours, mais nous voulons le changement du premier au dernier jour »…Je vous renvoie à vos quotidiens préférés pour en retrouver la liste complète ainsi que celle de leurs auteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le plat de résistance, c’est ce soir. Dans la fameuse grande messe sans laquelle il n’y a pas de Congrès socialiste : « la commission des résolutions ». Réunissant, à partir de 21h30, environ 100 responsables socialistes, elle doit préparer si possible un texte dit de synthèse, dans lequel sont sensés se retrouver le plus grand nombre possible de motions. A la lumière des débats de cette première journée et demi, quelque chose me dit qu’il n’y a pas grand chose à en attendre. Il est d’ores et déjà sûr que les socialistes vont faire semblant de s’entendre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sont-ils en l’état capables de faire plus et mieux ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113248452475016067?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113248452475016067/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113248452475016067' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113248452475016067'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113248452475016067'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/11/long-road-to-le-mans-13-aprs-midi-dans.html' title='Long road to Le Mans 13 : après-midi dans le marigot mancinien'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113241462279645567</id><published>2005-11-19T16:35:00.000+01:00</published><updated>2005-11-19T16:37:02.810+01:00</updated><title type='text'>Long road to Le Mans 12 : Torpeurs sarthoises</title><content type='html'>13h30 : salle des débats. Les travées sont vides. Seuls quelques 200 militants s'essaient à écouter les orateurs de fin de matinée. Responsables et élus intermédiaires du Parti, ils interviennent souvent brillamment, avec des convictions fortes, dans l'indifférence générale. Dès qu'il ne s'agit plus du pouvoir, de comment y arriver, ou de ce que l'on pourrait en faire, le Parti fait l'huître. Il se reforme au prix de l'enfouissement en lui-même de quelques perles qui pourtant pourraient incarner son renouveau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Congrès, la qualité de l'écoute et l'heure à laquelle on parle sont liées au temps de parole dont on dispose : 3 minutes, c'est mauvais signe : on a droit au tout début de séance ou à la toute fin. 10 minutes c’est mieux : on est intercalé entre les éléphants, quelque soit son destin : étoile montante, ancienne gloire, éternel aspirant. Les éléphants eux ont droit à 15 minutes. C’est parfois court, parfois très long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, comme ce matin, c’est encore la torpeur qui l’a emporté, pardon aux orateurs. Quelques rares moments d’enthousiasme quand sont intervenus les maires de banlieue mais, au hit parade, la palme est sans conteste décernée au film des 100 ans du Parti projeté hier soir. Entre front social et front populaire le Parti de demain se cherche. Il lui faudra manifestement plus d’un voyage au Mans pour se trouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, question synthèse dynamique, la journée est plutôt au « mistigri ». Tous jurent la vouloir, personne ne la désire vraiment, et l’enjeu véritable c’est de faire porter la responsabilité de son échec à un autre que soi. On a connu volonté d’unité plus farouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au rythme où les choses sont parties, il reste à espérer une après-midi plus tonique. Y sont inscrits la plupart des ténors du Parti. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet après-midi au Mans, on joue « les choristes ». Nouveau succès populaire ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113241462279645567?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113241462279645567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113241462279645567' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113241462279645567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113241462279645567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/11/long-road-to-le-mans-12-torpeurs.html' title='Long road to Le Mans 12 : Torpeurs sarthoises'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113233732744022844</id><published>2005-11-18T19:00:00.000+01:00</published><updated>2005-11-18T19:39:07.666+01:00</updated><title type='text'>Long road to Le Mans 11 : entre pénombre et médias</title><content type='html'>Choisir le Mans pour y tenir Congrès est un des meilleurs choix que notre parti ait fait ces dernières années.  Car Le Mans ressemble au Parti Socialiste. Que l’on quitte l’autoroute pour rejoindre le Parc des Expositions ou que l’on s’essaye à atteindre le lieu des réjouissances par Le Mans-centre, on est frappé &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; l’absence de fléchage. Personne ne peut savoir que nous y tenons Congrès. Le Parti Socialiste est devenu un Parti discret, c’est tout son problème. Quant à la route qui mène à ce Parc des Expositions, elle est en pleine rénovation, invitation pour les socialistes à en faire de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A en juger par les premières heures de débat, je crains pourtant qu’il ne nous faille attendre un peu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’atmosphère d’abord : les débats se déroulent dans une salle immense, à peine décorée, plongée dans une pénombre prononcée dont seuls émergent en fond de scène deux grands écrans télévisés où sont retransmis les débats. Aucune chaleur, aucun enthousiasme. Le Congrès du Mans sera sérieux, il sera besogneux, ou il ne sera pas. Ce ne sera ni un Congrès d’enthousiasme, ni un Congrès de drames et de déchirements. Ce Congrès hésite entre pénombre et médias.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les débats ensuite : sur scène, les premiers intervenants s’essayent à réchauffer des militants distraits par l’arrivée  des éléphants et de leur cortège de photographes et de caméras. Leurs efforts ont la noblesse des causes désespérées. Car ce début de Congrès est morne. Partagés entre inquiétudes nées du climat social dans le pays, lassitude de plusieurs mois de débats internes et craintes que le Congrès ne soit inutile, les militants attendent. Ils espèrent sans trop y croire que quelque chose peut naître des deux jours et demi de débats. Ils espèrent que l’image que nous donneront sera bonne. Ils espèrent deux à trois brillantes interventions au mieux. Mais surtout ils attendent, ils attendent, ils attendent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Congrès pourquoi ? Dans les travées, le débat du jour est de savoir s’il y aura synthèse ou pas. A la fin du Congrès, les socialistes se retrouveront-ils bras dessus, bras dessous, ou continueront-ils à chercher chacun à leur façon les chemins de la rénovation ? Chacun y va de son pronostic ou de son scénario. Mais tous hésitent, ne sachant des deux maux lequel choisir : faut-il donner l’image d’une unité factice et à durée déterminée ou au contraire assumer les diversités du Parti au risque de paraître divisés ? Le jeu de société du jour c’est le « yoyo » (le vrai, pas celui qui s’est retiré). Parfois au plus haut, la perspective de synthèse redescend aussitôt. Quelques-uns déclarent ne pas la souhaiter quand tous donnent le sentiment de ne pas y croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hésitations, attente, doutes : ces trois coups du lever de rideau du Mans donnent au moins à notre Parti le mérite de ressembler à l’état de la gauche aujourd’hui en France et en Europe. Toute la vérité de ce début de Congrès tient en cela : le Parti Socialiste se résignera-t-il à être un parti de gauche comme les autres ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113233732744022844?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113233732744022844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113233732744022844' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113233732744022844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113233732744022844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/11/long-road-to-le-mans-11-entre-pnombre.html' title='Long road to Le Mans 11 : entre pénombre et médias'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113189684868020401</id><published>2005-11-13T15:53:00.000+01:00</published><updated>2005-11-14T18:17:59.590+01:00</updated><title type='text'>Long road to le Mans 10: N'être pas tués par le ridicule.</title><content type='html'>Les congrès fédéraux viennent de s'achever. Ils n'ont pu commenter des résultats qui restent provisoires, ni clarifier la ligne, puisque chaque jour rend l'arbitrage militant moins net, ni évoquer la mise en place d'une nouvelle direction puisque celle-ci doit découler des 2 premières incertitudes. Jusqu'à ce jour le Congrès n'a donc servi à rien, ni à personne. Et, chaque jour, le ridicule marque des points.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a le "suspense"du résultat final. Au PS, les votes militants c'est comme la corne de brume: Plus vous soufflez fort, plus ça monte. A ce petit jeu, les Fabusiens ont fait montre de réserves pulmonaires importantes. Ils sont ainsi passés de 18% à 21,7%, principalement au détriment de la motion 1(3 points), la nôtre n'étant rançonnée que d' 1 point. Chef d'orchestre de ce retournement: l'inénarrable fédération du Pas de Calais où les bureaux de votes ouvrent dès 8h du matin pour ne jamais fermer! Ridicule devant les Francais, mais ce n'est pas le plus grave tant ils ont bien d'autres préoccupations que notre Congrès, le parti est ridicule aussi devant des journalistes manipulés par une première série de chiffres sans rapports avec la suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a ensuite les déclarations martiales des triomphateurs; Palme d'or:Jack Lang lui- même qui annonçait la victoire à 21h30 quand les militants votaient encore (je parle des militants ordinaires, pas de ceux du Pas de Calais qui votent toujours). Puis la cohorte des anciens ministres de la motion1, puis F.Hollande lui-même. Mais à y regarder de plus près quel est le responsable du parti qui aura gagné quoi que ce soit à ce Congrés? Car une sorte de malédiction frappe nos responsables: Plus ils se sont engagés dans cette aventure, moins ils encaissent de bénéfices. En revanche, ceux qui s'en sont soigneusement protégé voient leur image améliorée: Ségolène, Delanoé et plus encore Lionel doivent beaucoup à cette distanciation.Organiser un congrès pour y laisser des plumes quand on en a déjà peu: bel ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a enfin, et surtout, les déclarations de ces derniers jours sur la synthèse générale. Après des mois de bataille, des déclarations définitives et des rancoeurs accumulées, il faudrait donner au Mans une image factice d'unité. Qui peut croire que cette farce a une seule chance de fonctionner? Depuis des semaines nous débattons et, pour être heureusement en accord sur de nombreux points nous n'en voyons que plus clairement les divergences entre motions: Sur les préalables démocratiques pour rendre la réforme de gauche possible (6ème République parlementaire, refondation de la démocratie sociale, perspective de la République Européenne, régulation de l'Omc, rénovation profonde du fonctionnement du parti), comme sur certains objectifs économiques et sociaux (droit du travail, contrôle des licenciements, politique salariale...) différentes approches subsistent dans le parti. En une nuit, nous pourrions faire semblant de les occulter? Médias et militants sont-ils de tels naïfs qu on puisse penser qu'une photo de famille bras dessus-dessous de tous les responsables socialistes obtenue à ce prix peut avoir un quelconque effet d'entrainement? Il est préférable d'assumer calmement des désaccords. Depuis les origines séculaires du parti, nous en avons l'habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'antidote contre la mort par ridicule existe donc. C'est le flambeau de la rénovation que nous devons porter jusqu'au bout, seul espoir que ce parti que nous aimons tant ne soit condamné. Et message indispensable adressé à tous les hommes et femmes de gauche qui, à l'extérieur du parti sont tristes de sa léthargie. Il implique donc une stratégie claire pour le Congrès du Mans:&lt;br /&gt;1.Pas de dilution de nos idées dans le verre à dents d'une synthèse générale sans colonne vertébrale.&lt;br /&gt;2.Candidature alternative à celle de F.Hollande, devant les militants sur une plateforme de rénovation du projet et des pratiques archaïques du parti conformément à notre stratégie de mettre le projet avant toutes choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Mans, ne nous cherchez donc pas dans les couloirs. Nous n'avons rien à y faire. Nous ne sommes prêts à aucune alliance de circonstance ou a des combinaisons tortueuses. Nous devrons decider en assemblée de délégués du choix clair du refus du rafistolage. Si nous n'arrivons pas à convaincre la commission des résolutions de nos propositions alors nous devrons assumer ce désaccord et présenter une candidature alternative à celle de F.Hollande. Puis nous y tenir. Simplement. Résolument. Calmement. Pour donner ses chances un jour à la rénovation qui est notre combat fondateur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113189684868020401?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113189684868020401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113189684868020401' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113189684868020401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113189684868020401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/11/long-road-to-le-mans-10-ntre-pas-tus.html' title='Long road to le Mans 10: N&apos;être pas tués par le ridicule.'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113173706700419133</id><published>2005-11-11T19:06:00.000+01:00</published><updated>2005-11-13T00:37:58.950+01:00</updated><title type='text'>Long road to le Mans 9:Aujourd'hui,armistice.</title><content type='html'>Près d'un siècle plus tard, le 1er conflit mondial reste un mystère pour tous ceux qui y réfléchissent. Sans enjeux véritables, il fut le produit d'hommes politiques séniles embarqués dans une aventure qui leur a peu à peu échappé. Débutant comme une heureuse et virile épopée elle s'est achevée sans vainqueur véritable, l'alliance de ceux qui l'emportèrent ayant subi de tels dommages qu'ils allaient mettre près d'un 1/2 siècle à en guérir les plaies. Quant à l'armistice qui devait prévenir à jamais que ne se reproduise un tel conflit, il tint ce que durent les rêves: 20 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait être téméraire pour comparer un congrès socialiste à la grande histoire de France. Depuis longtemps nos retouvailles se sont éloignées d'un monde qui nous échappe. Et, quand l'histoire se batit sur les drames, nos congrès sont naturellement convoqués au nom des idéaux que nous professons pour la société:Fraternité et solidarité !Pourtant, aujourd'hui, l'analogie est féconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enjeu d'abord: pourquoi tenir Congrès? Présenté comme celui de la clarification du projet, il s'est progressivement réduit à n'être plus qu'un conseil de discipline immédiatement suivi du bal des débutantes: Sous les regards surpris de 100 000 militants ont défilé tous les futurs candidats à la candidature présidentielle: Voici Laurent bien sur-cela n'a surpris personne-;puis Dominique ensuite-ne surprenant personne non plus à part peut-être lui-même; Puis Martine et Ségolène, les inséparables. Puis Jack l'éternel; Et voilà que revient Francois l'insubmersible tandis qu'à l'ile de Ré Lionel s'affaire:"Sylviane, fais les valises, on rentre à Paris". Fallait il convoquer 100 000 militants pour cela?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vainqueur ensuite: Forcément, c'est le vainqueur qui a gagné. Hommage respectueux donc à la motion1 et à son 1er signataire même si, 48 heures après le vote on ne dispose pas encore des résultats définitifs: même en Irak nouvellement démocratique, ou en Cote d'Ivoire les dépouillements sont plus rapides. Mais de quelle victoire parle t-on:Des 56% annoncés précipitamment à la presse dans la nuit de Mercredi ou des 53% avoués piteusemment par J.Dray un 11 novembre à 17h? Des scores extraordinaires réalisés dans les fédérations des Bouches du Calais et du Pas du Rhone(plus de 70%) ou des pertes considerables observées dans la plupart des autres fédérations, 30 d'entre elles environ devant basculer dans l'opposition. Drole de parti où vérité dans quelques 3 très grandes fédérations impose sa loi à 90 autres. Et quand on se rappelle que ce sont précisemment celles où le divorce entre le vote interne au référendum (70 % de oui) et le vote de l'opinion (70% de non) a été le plus grand, on ne peut que s'inquiéter sur l'état du parti;La rénovation? Oui, et- plus vite que jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dommages:Ils sont immenses; La reconduction de F.Hollande et de sa majorité d'anciens ministres n'est pas forcemment le meilleur signe de renouvellement du parti adressé à une opinion bousculée par le 29 Mai; Les accusations de triches et de bidouillages n'arrangent pas non plus l'image du parti. Et les dérapages des derniers jours, culminant avec les déclarations de M.Sapin, ont montré la chaleur des relations existantes entre socialistes. De quelle attractivité peut désormais se prévaloir ce parti tuméfié pour les mois qui viennent?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'armistice enfin:C'est l'enjeu des débats aux Mans; soit nous trouvons les moyens du rassemblement respectueux de la diversité, et nous colmaterons les degats d'image. Que l'on comprenne bien; cela ne veut pas dire dissolution des apports de tous dans une synthèse générale(cf Lg Road 7) mais tout simplement cohabitation respectueuse et mutuellement profitable de la majorité et des oppositions grâce à l'application de la proportionnelle. Soit au contraire, le conseil de discipline considère qu'il doit terminer son oeuvre et en remet une couche: le parti serait alors en grand danger. Faisons le pari que la sagesse l'emportera au Mans. Mais pour autant, pour être viable, l'armistice devrait etre précédé d'un cessez le feu. Et là malheureusement, on est sûr du pire. Les hostilités présidentielles reprendront dès apres le Mans au sein de l'alliance des vainqueurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela aurait-il pu être évité? C'est l'éternelle question des lendemains de conflit. Elle reste bien souvent sans réponse. Depuis 2002 le parti socialiste aura tenu 2 congrès. Les 2 ont été vains, Dijon par peur et Le Mans par revanche. La rénovation à laquelle nous croyons est encore différée mais elle est désormais à portée de main. Nous ferons tout pour la mener à bien tout en agissant pour éviter qu'une 2ème déflagration après 2002 ne la rende indispensable. Nous avions rêvé du Mans comme un congrès où le chantier de la rénovation du projet, des idées et des hommes serait engagé. Nous devrons nous contenter d'une enième version de la guerre des tranchées. 25% des militants désormais nous poussent à perséverer dans notre combat pour la rénovation. Ce n'est pas encore assez pour porter l'assaut final mais largement suffisant pour ne pas déserter ce combat au Mans.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113173706700419133?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113173706700419133/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113173706700419133' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113173706700419133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113173706700419133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/11/long-road-to-le-mans.html' title='Long road to le Mans 9:Aujourd&apos;hui,armistice.'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113120703036796885</id><published>2005-11-05T15:51:00.000+01:00</published><updated>2005-11-08T18:18:42.873+01:00</updated><title type='text'>Long road to le Mans 8: Dans le brouillard...</title><content type='html'>Tout congrès a sa dramaturgie. Elle dicte la dynamique des débats et finalement leur aboutissement. A Dijon, c'est la peur qui donnait le rythme; reconduction et immobilisme en furent les enfants naturels. En remontant le temps, à Rennes, la déchirure produisit la paralysie, elle-même aboutissant à la debacle de 1993. A Grenoble, la soumission du Congrès à L.Jospin, premier ministre au fait de sa gloire rendit possible le coup de force de l'imposition du quinquennat et l'inversion du calendrier présidentielle -legislative à un parti qui avait toujours défendu le contraire. Chacun garde en mémoire le funeste résultat que cela a donné en 2002.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux vaut donc comprendre la dramaturgie du Mans avant que d'en subir les effets. Dans ce congrès qui se voulait celui de la clarification, la logique véritablement à l'oeuvre est celle de la confusion. Les manifestations en sont tellement nombreuses qu'il est impossible d'en faire le bilan exhaustif. Tenons nous donc à quelques exemples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A tout seigneur tout honneur, la motion 1 en est le meilleur.&lt;br /&gt;Elle voulait un congrès du projet. Elle annonce aujourd'hui que nous ferons le projet dans une convention après le Congrès. Elle voulait l'unité. Entre successions de déclaration de candidatures à la candidature, de propositions contradictoires, et de préparations de petits meurtres entre "amis"elle est réduite aujourd'hui à afficher ses leaders dans une conférence de presse "impromptue"où Francois et Dominique affichent leur amitié profonde...jusqu'à ce que le toujours sémillant Andrè Labarrère se charge de créer l'ambiance. Elle voulait la vérité mais présente oralement un texte qui n'a plus rien à voir avec celui sur lequel sont appelés à voter les militants. Elle voulait la volonté..mais celle-ci s'estompe un peu plus chaque fois que ses leaders se résignent au retour du vrai-faux retraité de l'ile de Ré. Les autres motions ne sont pas toujours des modèles de clarté et de lisibilité-même la notre n'y échappe pas parfois-mais en matière de confusion, nous sommes de gentils amateurs comparés à la dream team Hollande et associés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Confusion sur le fond aussi:car, finalement, après 2 mois de débats, sur quoi porte le débat? Sur tout ce qui faisait divergence, la motion 1 s'est employée dans ses déclarations à corriger les oublis ou ambiguités de son texte initial. Dans chacune des présentations orales elle prend un soin méticuleux à insister sur les convergences et à oublier ce qui sépare. Il existe pourtant, et de manière nette une opposition entre 2 logiques: la motion 1 propose de partir du réel et d'y soumettre nos propositions au risque de la résignation. Elle revendique le réalisme. Nous croyons au préalable de réformes de structures démocratiques(6eme république, démocratie sociale, République Européenne) pour rendre la réforme et par le même mouvement la gauche possible; cela se décline concrètement en propositions dont la différence apparait clairement à celui qui sait lire (revenus, fiscalité, droit du travail, Europe, mondialisation...). Mais pour la motion 1 nous disons tous la même chose: c'est à se demander pourquoi nous faisons un congrès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Confusion enfin sur les positionnements: Dans ce domaine, le meilleur galimatia nous vient du Pas de Calais. Inialement divisé en motion 1 et 2 (les motions sans présidentiable comme la notre n'interessent pas dans ces terres) le Pas de Calais est aujourd'hui réuni dans la plus improbable synthèse que l'on peut se risquer à résumer de la manière suivante: Mieux vaut garder ce que l'on a (Fr Hollande) pour ne pas risquer l'aventure meme si Fabius ferait eventuellement un bon candidat à moins que J.Lang,au cas où Jospin ne reviendrait pas,...et ainsi de suite. Il faut avoir l'esprit créatif de D.Percheron pour arriver à produire un tel équilibre et la tradition militante guédiste du Pas de Calais pour être sûr que les militants suivront quoiqu'il arrive l'aboutissement des élucubrations des chefs. Mais l'oeuvre clarificatrice à laquelle serait attelé désormais notre 1er Secrétaire a manifestement encore quelques territoires à conquérir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la dynamique c'est la confusion, que peut-il désormais arriver? Il y a d'abord les résultats. Car aussi étrange que cela puisse paraitre les militants n'ont pas encore voté; L'actuelle direction a beau expliquer qu'elle a gagné, elle peut même donner les scores avant l'heure, il reste que les militants ne voteront que la semaine prochaine. Donneront-ils un score aussi tranché que ne l'espère la motion1? Misons sur la cohérence de notre raisonnement et parions donc sur des surprises. De la confusion ne peut naitre que l'imprévisible. Il y aura des surprises. Et de fait il ne peut y en avoir que sur 2 terrains. Celui du résultat final:Défaite de la majorité? Large victoire au contraire? Et celui qui résulte de la logique de bipolarisation du parti. En seront-nous les béneficiaires, les militants préférant ceux qui contestent cette logique? Ou les victimes?&lt;br /&gt;L'autre conséquence de la dynamique de confusion c'est qu'en cas de majorité sortante reconduite, la pression à la synthèse générale risque d'être forte. Le discours sera celui là: Quitte a tout mélanger, ne nous arrêtons pas en chemin! Tous unis derrière F.Hollande, voilà la perspective. Ou comment vérifier que le ridicule peut être mortel. Je forme le voeu que nous sachions éviter ce suicide collectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On connait tout de la fin des éléphants; on n'ignore rien du suicide des baleines; Mais on n'a jamais pu prévoir la fin d'un parti politique; Il arrive parfois qu'il survive des années alors qu'il est mort depuis longtemps (le parti radical en est l'exemple séculaire). Parfois il disparait alors qu'il vient de gagner largement (le RPR en est le dernier avatar). Parfois, telle une planète éloignée, il luit encore quand il n'est plus déjà qu'une terre abandonnée par la vie (d'une certaine manière c'est le cas du parti communiste). En fondant le NPS nous avons voulu éviter ces sombres destinées pour notre parti. Nous avons fait le pari de la stratégie de la mue du lézard en espérant que le parti socialiste pourrait changer de peau sans mourir et devenir ainsi le nouveau parti socialiste. C'était notre pari de Dijon. C'est encore celui du Mans. Constatons donc avec regret qu'à ce jour il ai plutot choisi de se lézarder. De quel avenir va t 'il décider de se doter dans quelques jours? C'est tout l'enjeu du vote du 09.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains jours, au Mans, la Sarthe se vetit d'un épais brouillard qui disparait à mesure que le jour gagne. On dit qu'à l'époque quelques pauvres gens cherchaient à y lire les signes d'un avenir moins incertain. Il se dit que, parfois, dans le brouillard finissant, ils apercevaient des fantomes; Selon qu'ils souriaient ou étaient tristes, chacun savait à quoi s'en tenir. Quelque soient les résultats de Mercredi, j'irai donc sur les bords de la Sarthe espérant y trouver quelque assurance pour ce parti que nous aimons tant. J 'irai quoiqu'il arrive. Car, par la grace de l'actuelle direction que je remercie sincèrement, je suis au moins sur d'une chose. C'est d'y trouver du brouillard. Beaucoup de brouillard.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113120703036796885?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113120703036796885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113120703036796885' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113120703036796885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113120703036796885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/11/long-road-to-le-mans-8-dans-le.html' title='Long road to le Mans 8: Dans le brouillard...'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-113069267472631639</id><published>2005-10-30T17:05:00.000+01:00</published><updated>2005-10-31T08:09:33.956+01:00</updated><title type='text'>Long road to Le Mans 7: Entre division et confusion</title><content type='html'>A la Toussaint, et à quelques 10 jours du vote dans les sections on peut faire un premier bilan:Sans savoir encore ce que ce Congrès apportera, on sait déja ce qu'il a vu périr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enterré l'espoir d'une analyse critique de 3 ans d'hésitations stratégiques et du chaud et froid électoral auquel nous semblons nous résigner:En 2002 la débacle electorale; en 2004 l'espoir d'un renouveau dont nous devrions reconnaitre ce qu'il doit aux erreurs de Raffarin et à la dynamique du mouvement social ; en 2005 un référendum ou, pour la 1ère fois, le parti officiel a fait campagne contre la très large majorité de l'electorat de gauche. Autant de mouvements erratiques qui auraient mérité un congrès de réflexion sur les raisons de ces échecs entrecoupés d'espoirs.&lt;br /&gt;Las, comme à Dijon:Interdit de penser! Ceux qui comme nous s'y essaient sont aussitot accusés d'affaiblir le parti. Et la nouvelle prose du vrai-faux retraité Jospin rappelle aux impertinents dont nous sommes qu'il n'y a rien à apprendre d'un passé où seuls les divisions de la gauche et un peuple au comportement électoral "léger" sont à blamer. En imposant aux militants cette stratégie de la tête dans le sable, la direction actuelle du parti prend la responsabilité d'interdire au parti toute possibilité de rénovation; Seule l'analyse de ses erreurs et la recherche des moyens de les dépasser fait grandir. En rapetissant le parti, la direction ouvre un espace inespéré aux forces situées à la gauche du parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enterré aussi l'enthousiasme d'un Congrès qui se serait voulu véritablement celui du projet. Tout est fait pour chloroformer les débats. Et si la direction actuelle peut s'ennorgueillir d'un succès c'est bien celui là. Allant sur tous les fronts répétant que tout le monde dit pareil et que le plus important c'est l'unité du parti, F. Hollande poursuit son entreprise systématique de dépolitisation. En même temps qu'il réclame un parti volontaire, il fait tout pour tuer dans l'oeuf tout débat véritable, transformant le congrès du Mans en simple conseil de discipline pour militants non respectueux des choix de la majorité quand il devrait être l'oral de rattrapage du travail non realisé à Dijon. C'est le Congrès "Dunlopillo":Dormez, dormez camarades, la direction s'occupe de vous. Et si d'aventure, par la grace des déchirures du couple Sarkozin-Villepy, nous revenions au pouvoir en 2007, par pitié continuez à dormir. Nous, on sait ce qu'il faut faire. Cette stratégie de l'édredon dans l'opposition prépare l'incapacité à réformer demain: Si elle ne peut s'appuyer sur la mobilisation de ceux qui ont intéret à la réforme, la gauche décevra à nouveau au pouvoir .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enterré enfin l'examen de conscience de quelques puissantes fédérations du parti qui, au lendemain du référendum semblaient s'ébrouer en se posant quelques questions. Cela n'a pas duré longtemps. Les premières chaleurs de l'été auront eu raison des déclarations martiales du Pas de Calais et des Bouches du Rhone. Les muscles saillants exhibés au conseil National de Juillet par le dépot de contributions-quelle audace!-se sont révélés n'être que gonflette pré-plage. Dans ces fédérations où le oui a fait plus de 60% au référendum interne...et le non plus de 70% dans la population(plus de 80% dans l'electorat de gauche), le néo-molletisme triomphe:On ne compte plus les militants qui ayant voté oui dans le parti ont voté non au réferendum; Mais silence dans les rangs ; Pas une voix ne doit manquer au camarade 1er secretaire. Au nom d'une tradition bien établie dans le parti, il serait même bien pour la fédération qu'il y ait plus de voix que de militants!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà où nous en sommes. Et pourtant. Dans chacune des réunions de présentation de motion, on sent que ce système recroquevillé sur lui même ne fonctionne plus. Il s' effrite, nombre de militants rejoignant notre texte ou celui de L Fabius. Cela sera -t-il suffisant pour créer une nouvelle majorité?Nous verrons bien sous peu. Mais d'ores et déjà on sent le moment de la rénovation proche. Ce système ne peut pas durer. Il ne peut traverser sans lourds dommages une désignation présidentielle qui s'annonce délicate. Et ne peut pas plus s'offrir à un retour providentiel qui divisera le parti comme la gauche bien plus qu'il ne consolidera l'édifice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors? Alors, soit dans les 10 jours qui viennent nous arrivons à convaincre suffisamment de camarades que le temps de la rénovation est venu, et nous redonnerons des chances à notre parti et à la gauche; Soit il faudra encore un peu de temps. Et dans ce cas il importera de ne pas se dissoudre dans une pseudo synthèse qui ne convaincra personne. Divisé sur le projet, divisé sur les candidatures, le parti doit apprendre à vivre ensemble avec ses désaccords tandis que la rénovation doit apprendre à patienter en se préservant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au célèbre congrès de Toulouse, source du PS balbutiant du début du 20 ème siècle, dans un magnifique et prophétique discours de lucidité et de vérité, Jean Jaurès expliquait:"Mieux vaut se diviser sur des formules nettes que se confondre sur des formules obscures". Pouvons nous trouver meilleur guide?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-113069267472631639?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/113069267472631639/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=113069267472631639' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113069267472631639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/113069267472631639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/10/long-road-to-le-mans-7-entre-division.html' title='Long road to Le Mans 7: Entre division et confusion'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-112993232208350074</id><published>2005-10-21T23:15:00.000+02:00</published><updated>2005-10-25T18:51:30.356+02:00</updated><title type='text'>Long road to Le Mans 6: La motion Jospin</title><content type='html'>Il est un texte qui ne sera pas soumis au vote des militants puisque, par essence, il ne se discute pas. Ce texte n'est pas dans le Congrès, il est au-dessus de lui. Il est la lumière qui renvoit dans l'ombre les 5 motions définies charitablement par son auteur comme intéressantes, la motion 1 étant jugée par lui comme la plus raisonnable ce que d'aucuns justement lui reprochent. Il est un texte qui s'invite dans le congrès, par le seul hasard parait-il d'un calendrier éditorial qu'on ne peut maitriser. Il est une 6ème motion, au statut spécial, la motion Jospin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Co-incidence. Sans aucun doute. Initialement programmée pour paraître début Septembre,"Le Monde tel que je le vois" a finalement été lancé à moins d'un mois du Congrès. Il faut dire que les socialistes manquaient un peu de lecture ces dernièrs temps. Entrainés tout l'été à avaler les 5 cahiers de contributions des plages adressés par leur 1er secrétaire, ils n'ont fait qu'une bouchée des 5 motions,1 seul cahier! Dès lors, malgré les soirées de présentation des motions, l'ennui menacait. Merci donc au camarade Lionel de n'avoir pas oublié ses amis et de leur offrir ses complètes reflexions sur le Monde d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chance -appelons la comme cela- m'a été donnée d'avoir pu lire, disons plutôt parcourir, cet ouvrage dont toute la presse parle. Rien de bien surprenant. Ni le style: austère. Ni le propos: doctoral. Ni le regard:critique sans aucune auto-critique. C'est du Jospin d'avant, du Jospin éternel. A noter simplement des "nous"qui s'adressent aux socialistes, moins nombreux certes que les "je"mais en nombre significatif. Et des combats qui se dessinent pour demain: contre le libéralisme et contre la Droite qui le promeut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste n'est que trop prévisible. Comme la campagne qui se met en place: d'un côté, la main sur le coeur, on jure que cet ouvrage n'est qu'une réflexion sincère et désintéressée sur l'état du monde et du pays d'un citoyen-militant-retraité et heureux de l'être. Et de l'autre les supporters se réactivent: M.Aubry,M.Valls, B.Poignant sont déjà partant pour le retour aux côtés de D.Vaillant; F.Hollande l'imagine possible s'il est "articulé" avec lui. La vitesse avec laquelle les amis de DSK et de L.Fabius s'empressent à minimiser l'évènement rajoute à la réalité de la possibilité du retour. Il est même des dirigeants qui en dessinent le scénario: une pagaille au PS avec de nombreux candidats dont aucun ne s'impose. Un appel à l'unité des socialistes et au rassemblement derrière le sage Lionel. Résultat de cet improbable scénario: et hop, la présidentielle est dans la poche puisque la défaite de 2002 est un accident. Lire à ce sujet la stupéfiante analyse du 21 avril dans l'ouvrage précité. La défaite, c'est la division de la gauche. Point final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tentons donc une analyse du congrès après cette publication:&lt;br /&gt;1/La motion 1 compte dans ses rangs un nouveau candidat. Il ne se déclare pas, ne se soumettra pas à des primaires, mais ne refusera pas qu'on vienne le chercher puisqu'il veut être utile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2/Voter Hollande, c'est pré-investir Jospin. Un premier secrétaire reconduit au Mans mais affaibli par les critiques de moins en moins discrètes venant de sa majorité sera fortement tenté de rebondir en organisant lui-même l'appel à Lionel pour ne pas laisser à d'autres le soin de le faire. Parions que tel Maire d'une grande ville ou tel Président du Conseil général d'une grande fédération saura le lui suggérer en temps utile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3/Le congrès du projet est plus que jamais un congrès de présélection présidentielle. Nous sommes bien seuls à n'avoir pour candidat que notre projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4/2007:Ier secrétaire: F.Hollande. Candidat:L.Jospin... Ca ne vous rappelle rien? Quand on dit que la question clé du congrès du Mans c'est celle de la rénovation!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisons voter avec plus de forces encore NPS. Il y a urgence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-112993232208350074?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/112993232208350074/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=112993232208350074' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112993232208350074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112993232208350074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/10/long-road-to-le-mans-6-la-motion.html' title='Long road to Le Mans 6: La motion Jospin'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-112932520457788938</id><published>2005-10-14T22:38:00.000+02:00</published><updated>2005-10-22T17:11:29.706+02:00</updated><title type='text'>Long road to Le Mans 5: L'hésitation.</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;Chaque soir, depuis 1 semaine désormais, les débats de motion se déroulent dans les fédérations et les sections. Et chaque soir, c'est le même scénario: la motion Hollande ne parle que d'unité et de respect de la parole des militants (ce qui revient à justifier des mesures d'éviction). Les motions Bockel et Utopia devéloppent leurs thèses un peu surréalistes avant que de se déclarer prêtes à rejoindre l'actuelle majorité (dont elles espèrent le succès au Mans). La motion Fabius insiste sur la réorientation à gauche du parti et sur le rassemblement. Et nous essayons, dans la crispation ambiante, d'appeler à une rénovation des idées et des projets à laquelle la sociologie moyenne des présents aux réunions (la moyenne d'âge est souvent bien supérieure à 60 ans) donne un caractère aussi rafraichissant que téméraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Congrès s'ennuie. Les salles sont assez vides. Aucun enthousiasme, rien ne semble pouvoir ébranler le parti. Seules quelques maladresses réveillent les auditoires. Recroquevillés sur les certitudes nées des déchirures du référendum européen, les militants s'ebrouent quand un des intervenants commet la faute d'y revenir. Pour se replonger aussitôt dans l'interminable train train de présentations de motion anésthésiantes à force que d'être prévisibles. Dans ce bal des mots dits sans surprises nous détonnons: pas de candidat à la présidentielle ce qui est de plus en plus original; et des propos qui surprennent sur le fond: La 6eme République? La République Européenne? La régulation sociale, écologique et démocratique de la mondialisation? Des audaces comparées aux tiédeurs des autre textes. Un souffle d'air frais qui fait du bien à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car malgré les certitudes, dès que nous pouvons developper nos thèses on sent bien qu'il se passe quelque chose. Tous nos camarades en attestent: parmi les participants aux réunions, même ceux qui ne se voient pas voter pour nous écoutent. Le temps d'uneprésentation, ils redeviennent disponibles à un discours qui leur semble vraiment nouveau à gauche. Ils recherchent dans ce que nous disons des points d'appui pour leur propre réflexion. Ils s'interrogent. Et ces moments en disent beaucoup sur l'état profond du parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond de lui, au fond de chacun de ses militants et surtout au fond de ceux des militants de l'actuelle majorité, le parti hésite. Il doute de ces rituels de congrès prévisibles et de discours qui ne le sont pas moins. Pour la première fois depuis longtemps, les militants de la majorité n'y croient plus vraiment. Ils souscrivent aux paroles de leurs représentants mais ne les font pas leur. Cette fragilité nouvelle leur fait peur. Alors ils vont chercher dans leur appartenance de Dijon la sécurité rassurante que ce dérangement intérieur réclame. Mais la réalité oblige à reconnaitre qu'ils font semblant d'y croire tout autant que le font ceux qui présentent le texte de la majorité actuelle en s'épuisant à répéter unité, unité, unité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la première fois depuis des années, le parti hésite vraiment. Il sent le moment presque venu de la vrai rénovation. Mais il ne dispose pas encore des forces pour s'y livrer. Des militants passifs assistent par routine à des présentations sans reliefs et se réjouissent, quelques soient leurs choix de notre petite musique dérangeante. Il se joue dans ce congrès comme la dernière scène d'un chanteur fatigué. Le Mans sera t'il le dernier épisode du jeu de dupes d'un vieux parti qui n'y croit plus? Ou saurons-nous donner suffisamment confiance pour que la rénovation commence au Mans?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n'est encore joué. Contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, le parti profond n'a jamais été aussi prêt de se convaincre qu'il doit enfin changer. Un rien peut reveiller le congrès et en changer le cours. Soit nous voulons engager dès maintenant cette rénovation en gagnant au Mans et il faut aller plus loin encore dans les moyens d' y arriver. Soit le doute militant est laissé en jachère et il constituera immanquablement le terrain sur lequel se reconstruira une aventure qui a plus à voir avec hier qu'avec demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nous donc de ne pas hésiter.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-112932520457788938?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/112932520457788938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=112932520457788938' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112932520457788938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112932520457788938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/10/long-road-to-le-mans-5-lhsitation.html' title='Long road to Le Mans 5: L&apos;hésitation.'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-112886414145323839</id><published>2005-10-09T15:21:00.001+02:00</published><updated>2005-10-25T18:51:47.376+02:00</updated><title type='text'>Long road to Le Mans 4: Les dés sont jetés?</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;Avec les premières réunions de motion, le déroulement du Congrès se précise.&lt;br /&gt;D'abord le casting. Le débat se structure naturellement autour des 3 principales motions, celle de la majorité actuelle, conduite par F.Hollande, la motion Fabius et la notre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans leurs présentations, et au-delà de leur diversité,les camarades de la motion Hollande insistent sur l'unité du Parti, le rassemblement et le peu de différences existant, selon eux entre les textes. A les entendre, le Congrès qu'ils ont eux même voulu et convoqué dans la précipitation ne sert à rien. Tout le monde dit pareil, il n'y a pas de débat à avoir entre nous, d'ailleurs ce ne serait pas bon de se diviser tandis que la droite poursuit ses méfaits; C'est la perpétuelle stratégie de l'édredon; On l' a compris, moins il y aura de débat et de congrès, mieux cela. Les mêmes nous précisent d'ailleurs que si le texte de F.Hollande fait plus de 50%, le premier secrétaire sera naturellement reconduit dans ses fonctions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les amis de L.Fabius assument leur évolution de ligne et affirment la necessité d'une réorientation du parti à gauche. Ils critiquent assez durement la majorité actuelle tout en insistant sur la nécessité du rassemblement. Cela donne des présentations où alternent coups de griffes et appels au rassemblement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos présentations sont souvent les plus suivies par les militants. Quelques soient leurs choix, les militants reconnaissent la cohérence et la force de nos argumentations. Souvent d'ailleurs, après les présentations, des camarades des autres motions viennent nous dirent qu'ils ont beaucoup apprécié ce que nous disons, sont d'accord...mais ne voteront pas pour nous! C'est tout le problème de ce Congrès qui hésite entre torpeur à laquelle contribue l'approche anésthésiante de la majorité actuelle et profonde volonté de changement sans que celle-ci n'ait encore sa forme définitive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devrons donc réfléchir sans tarder à la forme que devra prendre notre engagement de Fouras, la majorité alternative et le contrat de majorité. Car,nous arrivons sans difficultés à convraincre qu'il est impossible que le message du Mans soit la reconduction de F.Hollande. Mais tant que nous ne donnons corps à l'alternative à ce scénario, nous ne pourrons convaincre les hésitants, ceux qui ne veulent plus de la reconduction mais ne souhaitent pas non plus nous donner un chèque en blanc, sans savoir clairement ce que nous en ferons.Si nous voulons nous donner les chances de gagner ce Congrès, il est indispensable de remplir ce vide stratégique avant le vote sur les motions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ps: Je ne comprends pas les déclarations maladroites sur la victoire probable de F.Hollande. Rien n'est fait si nous nous donnons les moyens de la réussite.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-112886414145323839?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/112886414145323839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=112886414145323839' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112886414145323839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112886414145323839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/10/long-road-to-le-mans-4-les-ds-sont.html' title='Long road to Le Mans 4: Les dés sont jetés?'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-112766068466025166</id><published>2005-09-25T16:43:00.000+02:00</published><updated>2005-10-17T22:34:10.350+02:00</updated><title type='text'>Long road to le Mans 3: Avant l'effort</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;Dure semaine. Nous avons finalement deposé le texte de notre motion après de nombreuses difficultés de dernière minute; Pendant que l'on nous expliquait que les amis d'H.Emmanuelli se ralliaient à notre texte (cf Long Road 2) un texte de synthèse se discutait en coulisse. S'il est compréhensible que les amis d'Alternative socialiste aient voulu apporter leurs idées, souvent bonnes, à notre texte, il eut été plus simple et clair de dire les choses pour ce qu'elles sont: Le ralliement est plus proche d'une fusion. Nos mandataires l'auraient aussi bien compris et rien de bon ne se construit sur l'ambiguité. Néanmoins, après reprise en main du processus de finalisation du texte par Arnaud, nous sommes revenu à une version proche de notre texte initial, avec une introduction largement empruntée à Alternative socialiste, d'ailleurs très efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de notre texte, il est utile de rappeler qu'il reprend en conclusion le texte final voté à Fouras; Il constitue bien notre feuille de route pour ce congrès ce qui est normal puisqu'il a été voté démocratiquement. Son contenu: La recherche d'une majorité alternative avec les motions issues du non et ouverte aux camarades du oui qui souhaitent nous rejoindre face à la majorité actuelle; et la signature d'un contrat de majorité entre les membres de cette majorité alternative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce sujet, il faut dire combien la clarté est à nouveau nécessaire. L'enjeu du congrès c'est notre capacité à attirer des camarades du oui. Or, ceux-ci ne nous rejoindrons que s'ils savent qu'ils ont une chance de faire changer la majorité. Il est donc nécessaire d'afficher sans ambiguité notre majorité alternative. Celle-ci ne se batit pas autour d'un futur candidat mais autour d'orientations que nous avons affichées. Si au contraire, comme de facheuses déclarations le laissent encore penser, nous restons arqueboutés sur l'autonomie de notre courant, refusant de choisir, nous offrons par avance la victoire à la majorité actuelle.&lt;br /&gt;Il est donc nécessaire d'appliquer au plus vite nos engagements de Fouras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ps: Qui a eu l'idée saugrenue d'affirmer que notre objectif était de faire 30%? Même avec quelques points de moins nous n'aurions pas raté notre congrès.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-112766068466025166?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/112766068466025166/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=112766068466025166' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112766068466025166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112766068466025166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/09/long-road-to-le-mans-3-avant-leffort.html' title='Long road to le Mans 3: Avant l&apos;effort'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-112707467343342428</id><published>2005-09-18T22:06:00.000+02:00</published><updated>2005-10-17T22:34:26.610+02:00</updated><title type='text'>Long road to Le Mans 2: Le mariage</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;Depuis ce soir,vendredi 16 les amis d'Henri Emmanuelli,de Marc Dolez et de Gérard Filoche nous ont rejoint.Bienvenu pami nous.Nous sommes plus fort d'avoir avec nous des camarades qui comme nous souhaitent batir une majorité alternative ancrée à gauche.&lt;br /&gt;Vincent nous a expliqué qu'il s'agissait d'un ralliement;que ces camarades acceptent notre texte tel qu'il est et que les rapports de force seront entre nous ceux observés sur le terrain(soit environ 3/4 -1/4).Nous verrons bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a été souhaité faire préciser que ce "ralliement" était la 1ère etape de la stratégie de Fouras,qui doit maintenant se poursuivre.1200 camarades ont souhaité que soit crée un contrat de majorité entre les mùotions issues du non,contrat ouvert aux camarades du oui qui le souhaitent.Il faut donc s'atteler maintenant à le préparer,afin de ne pas avancer divisés face a la motion Hollande.&lt;br /&gt;Ces précisions ont été redonnées par Vincent à la fin de la réunion. Et sur ces bases,les mandataires se sont largement prononcés pour l'accueil des amis d'Henri,malgré les grosses difficultés que cela pose sur le terrain parfois. A ce sujet, un regret: Que n'ai pas été donnée de suite à la demande des camarades du Nord d'un vote de soutien. Cela aurait été utile et juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une stratégie claire;un premier pilier de la majorité alternative consolidé et pret à preparer le contrat de majorité.Nous abordons ce congrès dans un cadre approuvé largement par nos militants.N'y dérogeons pas;c'est la condition du succès.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-112707467343342428?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/112707467343342428/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=112707467343342428' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112707467343342428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112707467343342428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/09/long-road-to-le-mans-2-le-mariage.html' title='Long road to Le Mans 2: Le mariage'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-112681366993962207</id><published>2005-09-15T21:47:00.001+02:00</published><updated>2005-10-17T22:34:44.686+02:00</updated><title type='text'>Long road to Le Mans 1</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;A quelques heures du Conseil National du PS, le NPS se prépare. Depuis plusieurs semaines , un énorme travail de fond et de réflexion est engagé autour du texte de notre future motion. De nombreux camarades y travaillent et le texte devrait être d'une grande qualité. Il visera à approfondir notre doctrine sur plusieurs points clés: La mondialisation, le projet européen, notre projet social, démocratique et de société et notre conception d'un nouveau parti socialiste. Le texte complet devrait comprendre environ 1OO pages; Il sera précédé d'un résumé de 8-10 pages pour ceux qui préféreront une version synthétique. Ce texte sera l'aboutissement du processus de sollicitations des fédés qui ont vu plus de 100 contributions remonter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour porter cette motion, il reste à arbitrer notre périmètre politique. A la lecture des contributions, les analyses que nous développons sont proches de celles que l'on retrouve chez H.Emmanuelli et ses amis. Ce dernier nous a fait connaître son intention de signer notre texte. Nous aurons à décider collectivement vendredi soir de notre décision de s'ouvrir à Alternative Socialiste; Il est d'ores et déjà certain que cet élargissement envisagé traduit notre capacité d'attraction et conforterai la ligne de la constitution d'une majorité alternative à la direction actuelle adoptée à Fouras. Je crois par ailleurs que la nouvelle dynamique qui pourrait naitre de cet élargissement nous aiderai à murir collectivement ce qui n'est pas forcement inutile. Restera alors à parfaire la constitution de la majorité alternative en discutant avec L.Fabius du contrat de majorité et à identifier les camarades du oui qui pourraient s'y associer. Depuis le trop prévisible ralliement des Bouches du Rhone à la motion Hollande, on voit bien que les réserves sont à rechercher dans les cadres fedéraux, les élus de terrain et les secrétaires de section dont la plupart, comme nous, sentent clairement la nécéssité d'une réorientation à gauche de la ligne de notre parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques semaines, nombreux sont ceux qui prédisaient la disparition de NPS sous la pression d'hésitations stratégiques et de querelles de personnes supposées. La réalité est aujourd'hui cruelle pour ces sombres pronostiqueurs: Non seulement le NPS sera uni, sur une ligne claire de constitution d'une majorité alternative ancrée à gauche à la direction actuelle, mais NPS est attractif et verra son score du Mans progresser nettement par rapport à Dijon. 3 ans après sa création, NPS est la seule force dynamique du parti socialiste. Pouvions nous déjuger plus fortement tout ceux qui ont voulu et agit pour notre disparition?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-112681366993962207?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/112681366993962207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=112681366993962207' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112681366993962207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112681366993962207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/09/long-road-to-le-mans-1.html' title='Long road to Le Mans 1'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-112611761343299676</id><published>2005-09-07T20:19:00.000+02:00</published><updated>2005-10-25T18:52:24.153+02:00</updated><title type='text'>Le Canard... et Vincent</title><content type='html'>Apres Arnaud dans Libé c'est au tour de Vincent dans le Canard de se faire étriller de manière hargneuse. Faut-il que NPS inquiète pour que lamentables portraits et mechancetés se succèdent à ce rythme.&lt;br /&gt;En poursuivant notre combat pour la rénovation, de manière autonome avec une stratégie claire, nous brisons un interdit: Nous nous attaquons au droit de propriété dans le parti! Au droit éternel de la direction actuelle à conserver quoi qu'il en coute le controle du parti; au droit à la reconduction des mêmes ; au droit des anciens ministres à étouffer tout renouvellement.&lt;br /&gt;Pareil impertinence ne peut nous valoir que des ennuis. Soyons suffisament détachés pour en sourire sans nous laisser distraire de notre objectif.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-112611761343299676?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/112611761343299676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=112611761343299676' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112611761343299676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112611761343299676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/09/le-canard-et-vincent.html' title='Le Canard... et Vincent'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-112574988713028800</id><published>2005-09-03T14:02:00.000+02:00</published><updated>2005-10-18T09:09:02.446+02:00</updated><title type='text'>Fouras et après...</title><content type='html'>L'université d'été du NPS à Fouras marque la fin de la période d'élaboration de la stratégie de NPS dans le congrès du Mans. Faute de temps avant l'été, du fait du calendrier surréaliste proposé par la diection pour ce congrès, nous n'avions pu faire que la moitié du chemin: Décider à l'unanimité de déposer une motion autonome soumise au vote des militants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des déclarations malheureuses durant l'été avaient laissé croire que nous hésitions entre 2 options: L'unité générale autour de notre texte ou l'isolement, résumé dans la formule schématique"Ni Hollande,ni Fabius".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce besoin de clarification m'a poussé à écrire avec C.Paul une note de recommandation approuvée par 120 responsables NPS. Elle a été suivi d'un texte voisin de B.Hamon quelque jours avant Fouras, les 2 textes conduisant a une synthèse votée a l'unanimité des 1200 participants:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.La note TM/CP (ici dans quelques jours)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.Le texte B.Hamon (idem)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.La synthèse: (idem)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ligne de recherche d'une majorité alternative à la majorité actuelle étant désormais clarifiée, reste à définir le rôle que nos responsables, Arnaud et Vincent, joueront.&lt;br /&gt;Le même effort de rassemblement et d'unité du courant est indispensable. Je suis certain que nous en trouveront les moyens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-112574988713028800?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112574988713028800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112574988713028800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/09/fouras-et-aprs.html' title='Fouras et après...'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16162821.post-112560788885521966</id><published>2005-09-01T22:38:00.000+02:00</published><updated>2005-10-25T18:52:46.930+02:00</updated><title type='text'>La duplicité des clercs. Réponse à Alain Duhamel</title><content type='html'>Pamphlet et réquisitoire se distinguent par la hauteur de vue. Le pamphlet élève pour mieux abattre, le réquisitoire se complait à piétiner sa victime. Le talent nécessaire pour les écrire suit le même mouvement. L'un exige des sentiments quand l'autre se contente du mépris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce dernier, manifestement, Alain Duhamel déborde vis à vis d'Arnaud Montebourg. Allant chercher chez Maupassant ses références, il livre dans Libération du 31.08 un portrait au vitriol d'un des seuls et trop rare espoirs de renouvellemnt du parti Socialiste. Quelle mouche a pu piquer cet éditorialiste chevronné pour qu'il se livre à un aussi excessif réquisitoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eternel parmi les insubmersibles, installé donneur de leçons médiatiques depuis aussi longtemps que Jacques Chirac s'est fait conteur d'histoires politiques, notre éditorialiste en appelle bien souvent au renouvellement des idées et des hommes. Mais il déploie la même énergie à pourfendre de son fiel ceux qui essaient comme ils peuvent de faire bouger la politique qu'il en met à se préserver lui-même du renouveau qu'il revendique.&lt;br /&gt;Réverent avec les puissants, il dissuade quiconque d'approcher du monde bien-pensant dans lequel il se mire. Vide de tout autre projet, son esprit critique n'est plus qu'un lointain souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Proches d'Arnaud Montebourg, réjouissez vous. Mieux vaut ne pas avoir les faveurs des pronostics de notre procureur; les résultats du candidat Jospin ou ceux de référendum européen en attestent cruellement à ses dépens. Et vive la rénovation élargie aux éditorialistes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16162821-112560788885521966?l=thierrymandon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thierrymandon.blogspot.com/feeds/112560788885521966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16162821&amp;postID=112560788885521966' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112560788885521966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16162821/posts/default/112560788885521966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thierrymandon.blogspot.com/2005/09/la-duplicit-des-clercs-rponse-alain.html' title='La duplicité des clercs. Réponse à Alain Duhamel'/><author><name>thierry.mandon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05600034428670711792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
